Nantes : Le corps calciné dans un parc avait un orifice de balle sur le front

CRIME La victime découverte ce jeudi matin dans le parc de la Bégraisière, à Saint-Herblain, n’a pu être identifiée cet après-midi

Frédéric Brenon
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Le parc de la Bégraisière, à proximité du Val de Chézine, à Saint-Herblain.
Le parc de la Bégraisière, à proximité du Val de Chézine, à Saint-Herblain. — F.Brenon/20Minutes
  • La victime, dont une partie du corps a été brûlée, a vraisemblablement reçu une balle dans la tête.
  • Aucun lien avec une autre affaire n’est établi à ce stade de l’enquête.

Une enquête du chef d'assassinat a été ouverte ce jeudi par le parquet de Nantes à la suite de la découverte, vers 7 heures ce matin, d’un corps sans vie, dans une prairie du parc de la Bégraisière, à Saint-Herblain, en banlieue ouest nantaise. A 17 heures, la victime n’avait toujours pas pu être identifiée en raison des brûlures importantes qu’elle présentait sur le tronc et la tête. « Il semble s’agir d’un jeune homme », indique seulement Renaud Gaudeul, procureur de la République.

Si l’hypothèse criminelle ne fait guère de doute, c’est aussi parce qu’un « orifice pouvant être un orifice balistique » a été constaté « sur le front » de la victime. Une douille d’arme à feu (catégorie B) a été trouvée à proximité du corps, ce qui « laisse penser que le tir est intervenu sur place », précise Renaud Gaudeul.

Incendié sur place

Le corps a également été « vraisemblablement incendié sur place ». Une autopsie doit être pratiquée vendredi matin pour déterminer les causes et la date du décès. « Compte tenu de l’emplacement du corps, on a la certitude qu’il n’était pas là mercredi », ajoute le procureur de la République.

Ce crime a-t-il un lien avec une autre affaire ? On pense, notamment, à cette personne enlevée en pleine journée par des individus cagoulés à proximité de la gare de Nantes le 8 septembre dernier. Elle n’est jamais réapparue depuis. « Nous ne pouvons pas faire de lien à ce stade. Mais c’est une hypothèse sur laquelle on travaille », indique Renaud Gaudeul. Le parquet se refuse également à établir un lien avec la fusillade en pleine rue survenue au sein du quartier des Dervallières mercredi après-midi. Un adolescent a été gravement blessé par deux balles reçues au niveau du thorax.