Arrêtés à Nantes et au Mans, ils géraient un trafic de drogue lucratif sur le darkweb

STUPEFIANTS Le réseau gagnait beaucoup d’argent en vendant de l’ecstasy, de l’héroïne et de la cocaïne sur le darknet

F.B.
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Exemples de stupéfiants qui étaient vendus par le réseau via le Darkweb.
Exemples de stupéfiants qui étaient vendus par le réseau via le Darkweb. — Ministère de la Justice
  • Le réseau était géré par un Manceau et un Nantais. Ce dernier, surnommé « Drugsource », en était l’organisateur.
  • Les bénéfices du trafic sont estimés à 1,5 million d’euros.

Le travail des enquêteurs, long de deux ans, a fini par porter ses fruits. Un important réseau de trafic de produits stupéfiants écoulés sur le darkweb, ce web clandestin connu pour ses activités illégales, vient d’être démantelé, a annoncé mardi soir Philippe Astruc, le procureur de la République de Rennes, d’où est pilotée la juridiction Interrégionale spécialisée (JIRS) en charge de l’affaire.

Les enquêteurs sont parvenus à identifier deux hommes. L’un, surnommé « Drugsource », âgé de 29 ans, résidant à Nantes, est suspecté être l’organisateur du trafic. Le second, âgé de 24 ans, assurait un rôle de logisticien au Mans (Sarthe). « L’enquête fait ressortir que "Drugsource" aurait effectué plus de 3 000 ventes de stupéfiants sur le Darkweb entre septembre 2020 et octobre 2021, et proposait notamment de l’ecstasy, de la MDMA, de l’héroïne et de la cocaïne », indique Philippe Astruc. Les bénéfices générés par ces activités illicites pourraient dépasser 1,5 million d’euros.

Une grosse quantité de cryptomonnaies

Lors des perquisitions, plus de 450.000 euros en biens et en valeurs ont été saisis. « Il s’agit principalement de 432.000 euros de cryptomonnaies, 9.000 euros en espèces et 23.000 euros de placements bancaires », précise le procureur de la République de Rennes.

L’organisateur du réseau a nié une partie des faits, le second a reconnu sa culpabilité. Poursuivis devant le tribunal correctionnel des chefs de trafic de produits stupéfiants, détention de marchandises prohibées sans justificatifs réguliers, blanchiment douanier et blanchiment du produit d’un trafic de produit stupéfiants. Ils encourent une peine de 10 ans d’emprisonnement.