Nantes : Deux suspects incarcérés après le viol collectif près des Machines

AGRESSION Une femme de 40 ans a été frappée puis abusée par deux hommes samedi matin sur l’île de Nantes

Frédéric Brenon
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L'agression a été commise près de la grue Titan jaune à Nantes, à deux pas des Machines de l'île.
L'agression a été commise près de la grue Titan jaune à Nantes, à deux pas des Machines de l'île. — F.Brenon/20Minutes
  • L’agression a eu lieu samedi, vers 6h, près de l’esplanade des Machines de l’île.
  • Les deux suspects ont rapidement été arrêtés. L’un des deux nie les faits.
  • Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Nantes.

Deux hommes ont été présentés à un juge d’instruction ce lundi après la violente agression, suivie d'un viol, d’une femme âgée de 40 ans samedi matin, sur l’île de Nantes. Les faits sont survenus vers 6h à proximité de la grue Titan jaune, rapporte le procureur de la République, Renaud Gaudeul. Alors qu’elle se rendait à pied chez une amie, la victime a été prise à partie par deux jeunes hommes à qui elle venait de « demander un briquet pour allumer une cigarette ». Ils auraient d’abord tenté de lui voler son téléphone portable, avant de la frapper, de la mettre au sol et de la dénuder de force.

Les deux agresseurs seraient ensuite parvenus à la violer, puis auraient tenté de la violer une seconde fois, selon le récit de la victime rapporté par le procureur. La scène, captée par des caméras de vidéosurveillance, dure « plus de cinq minutes ». Outre le choc psychologique, la quadragénaire présente aujourd’hui de « multiples traces de violences physiques ».

Le troisième homme hors de cause

Repérés par la police à proximité du Carrousel des mondes marins à la suite d’appels de passants ayant observé de loin une partie de l’agression, les deux suspects, qui se trouvaient en état d’ivresse, ont tenté de s’opposer à leur arrestation. Il s’agit de Soudanais âgés de 17 ans et 27 ans, tous deux « en situation régulière » et « inconnus des services de police et de justice », indique Renaud Gaudeul. Le premier affirme n’avoir pas pris part au viol et avoir « tenté de dissuader son ami ». Le second « conteste l’ensemble des faits » qui lui sont reprochés.

Une information judiciaire a été ouverte pour viol en réunion, agression sexuelle, vol en réunion avec violences et violences aggravées. Des chefs d’accusation pour lesquels ils encourent 20 ans de réclusion criminelle. Ils ont été placés en détention provisoire.

Un troisième homme a également été interpellé sur le site samedi matin. Mais il prétend avoir été éloigné de l’agression, ce que confirment les images de vidéosurveillance. Il a été jugé ce lundi après-midi pour outrage à agent de police et rébellion. Le tribunal correctionnel lui a infligé une peine de quatre mois de détention à domicile, avec bracelet électronique.