Rhône : Un surveillant pénitentiaire condamné à un an de prison avec sursis pour avoir « fracassé » la tête d’un détenu

VIOLENCES Un gardien de la prison de Villefranche-sur-Saône (Rhône) vient d’être condamné par le tribunal correctionnel pour des violences commises sur un détenu, en novembre 2020

J.Lau.
Photo d'illustration de la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône, ici en janvier 2018 lors d'un appel au blocage de l'établissement par des syndicats de surveillants pénitentiaires.
Photo d'illustration de la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône, ici en janvier 2018 lors d'un appel au blocage de l'établissement par des syndicats de surveillants pénitentiaires. — KONRAD K. / SIPA

Son surnom de « sanglier » au sein de la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône (Rhône) n’a pas vraiment aidé un surveillant pénitentiaire, le 21 juin, devant le tribunal correctionnel. Comme l’indique Le Progrès, six mois de prison avec sursis avaient alors été demandés par le parquet de Villefranche-sur-Saône. Mais le tribunal correctionnel caladois vient de le condamner mardi à un an de prison avec sursis, et deux ans d’interdiction d’exercer.

L’homme était poursuivi pour avoir blessé un détenu à l’arcade en cognant sa tête contre un mur, le 20 novembre 2020. Lors de son audience, le prévenu avait assuré que son intervention « n’avait rien d’exceptionnel ». Une version qui s’est clairement opposée au témoignage d’un de ses collègues.

« Quand le détenu a fait une ultime provocation, mon collègue est alors revenu sur ses pas, il l’a agrippé par la gorge et il l’a soulevé pour le plaquer contre le mur opposé, avait-il expliqué en juin au tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône. Il a ensuite attrapé ses cheveux et il a fracassé sa tête contre le mur, lui explosant son arcade. Il était hors de lui et lui hurlait dessus. » La violence de cette scène ainsi décrite a donc poussé le tribunal à ne pas suivre les réquisitions du parquet.