Lyon : Un militant écologiste ayant décroché le portrait d’Emmanuel Macron relaxé en appel

COUR D’APPEL Charles de Lacombe a été relaxé mercredi par la cour d’appel de Lyon, trois ans après avoir décroché le portrait du président de la République à la mairie de Villeurbanne (Rhône)

J.Lau.
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Charles de Lacombe, ici devant la cour d’appel de Lyon, le 8 juin, soutenu par des militants avant son entrée dans le tribunal.
Charles de Lacombe, ici devant la cour d’appel de Lyon, le 8 juin, soutenu par des militants avant son entrée dans le tribunal. — Lucas Lemmel

Une cinquantaine de procès de « décrocheurs » de portraits d’Emmanuel Macron ont eu lieu, ou vont avoir lieu, un peu partout en France. Dans cette longue série, un militant écologiste vient d’être relaxé mercredi par la cour d’appel de Lyon. Charles de Lacombe est la troisième relaxe en appel pour des faits similaires visant le président de la République, après celle d’un Amiénois en janvier, puis celle de huit personnes en Gironde en avril.

« Le signal envoyé par la cour d’appel de Lyon est fort et confirme la légitimité des critiques sur la politique d’Emmanuel Macron faites par les activistes non violents du mouvement ANV-COP21 », estime dans un communiqué l’association Alternatiba Rhône. Le 8 juin, Charles de Lacombe avait comparu devant la cour d’appel de Lyon pour avoir décroché et « détourné de sa fonction principale » le portrait du président, trois ans plus tôt, à la mairie de Villeurbanne (Rhône).



« Des murs aussi vides que sa politique climatique et sociale »

Si le procureur avait requis la confirmation de la peine prononcée en première instance, une amende de 500 euros avec sursis, Charles de Lacombe a donc été relaxé mercredi. « En décrochant le portrait d’Emmanuel Macron du mur d’une mairie, je ne l’ai pas détourné de sa fonction, a réagi le militant écologiste de 28 ans. Dénoncer le sabotage et les mensonges face à l’urgence sociale et climatique est légitime. »

La campagne « Décrochons Macron » lancée par le mouvement ANV-COP21 a pour objectif de « réquisitionner partout les portraits du président présents dans les mairies pour laisser symboliquement des murs aussi vides que sa politique climatique et sociale ».