Bordeaux : Un ex-animateur de centre aéré jugé devant les assises pour viols et agressions sexuelles sur des fillettes

PROCES Pendant les vacances de Noël 2016, le moniteur est accusé d'avoir agressé cinq petites filles, âgées alors de cinq ans ou moins, pendant la sieste

E.P. avec AFP
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Le procès se tient devant la Cour D'Assises de la Gironde jusqu'à vendredi.
Le procès se tient devant la Cour D'Assises de la Gironde jusqu'à vendredi. — E.Provenzano / 20 Minutes
  • Un ex-animateur de centre de loisirs est jugé aux assises pour des viols et agressions sexuelles sur cinq mineurs de cinq ans ou moins.
  • Le procès se tient à huis clos jusqu’à vendredi.
  • L’accusé nie les faits de viols dans cette affaire.

Ce lundi s’est ouvert devant la cour d’assises de la Gironde à Bordeaux, le procès d’un ancien animateur du centre de loisirs « Les Milles potes » à Arcachon, aujourd’hui âgé de 26 ans, jugé pour viols et agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans.

La cour a décidé de juger à huis clos cette affaire sensible. Les familles de cinq petites filles de cinq ans se sont portées partie civile après les faits présumés, qui remontent aux vacances de Noël 2016.

Les viols niés

« Il ne reconnaît pas les viols mais nous, on a des pièces et notamment des certificats médicaux pour montrer qu’il y a bien eu viol », assure à 20 Minutes Maître Arash Derambarsh qui défend deux familles de victimes et qui a œuvré, dès 2018, pour que le dossier qui devait être jugé devant le tribunal correctionnel soit finalement renvoyé aux assises. Un renvoi contesté par la partie adverse. Selon l’avocat de l’accusé, Me Christian Blazy, l’affaire a été « grossie » et « aurait dû être jugée en correctionnelle, par des [magistrats] professionnels ».

Ce lundi après-midi, les premiers experts seront entendus par la cour d’assises et l’accusé, qui se présente libre sous contrôle judiciaire, sera entendu mardi soir. Le président du tribunal, Hubert Hansenne, a précisé qu’aucun enfant mineur ne serait entendu lors de ce procès. Ce sont les auditions, filmées à l’époque de l’enquête, qui seront visionnées à l’audience. Six ans après les faits, il lui paraissait trop difficile de demander à des enfants d’une dizaine d’années de faire appel à leurs souvenirs. Le verdict est attendu ce 8 juillet.

Le viol sur mineur de moins de 15 ans est passible de 20 ans de réclusion criminelle.