Disparition de Tiphaine Véron : La juge a terminé ses investigations

ENQUETE Tiphaine Véron, originaire de Poitiers, a disparu le 29 juillet 2018 à Nikko, une cité touristique du nord-est du Japon

20 Minutes avec AFP
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Avis de recherche de Tiphaine Veron, portée disparue au Japon
Avis de recherche de Tiphaine Veron, portée disparue au Japon — Kazuhiro NOGI / AFP

Un « choc » pour ses proches qui veulent poursuivre l’enquête de leur côté. La juge d’instruction en charge de l’enquête sur la disparition, jamais élucidée, de la touriste française Tiphaine Véron au Japon en 2018, a terminé ses investigations, a-t-on appris dimanche auprès de l’avocat de la famille.

Basée à Poitiers, la ville d’origine de Tiphaine Véron, la juge « a notifié aux parties qu’elle n’entendait pas diligenter elle-même d’actes complémentaires dans le cadre de l’information (…), elle souhaite clôturer son information », a indiqué Me Antoine Vey à l’AFP, confirmant une information du JDD.

« On va devoir mener des actions au Japon, avec des enquêteurs privés »

La fin des investigations ouvre une période durant laquelle les parties peuvent faire des observations ou demander des actes d’enquête, avant les réquisitions du parquet et la décision définitive du juge d’instruction. Mais pour Damien Véron, le frère de la disparue, l’enquête « côté français, c’est fini (…) on va devoir mener des actions au Japon, avec des enquêteurs privés sur place, ça va être un travail colossal ».

« C’est un choc. C’est incompréhensible. Cette possibilité d’instruction en France, (…) c’était la seule possibilité de démêler cette histoire », a-t-il expliqué, au nom de la famille qui avait déjà fait appel au service d’un ex-gendarme français reconverti dans le privé.

Une équipe de policiers français sur place en 2019

Tiphaine Véron a disparu le 29 juillet 2018 à Nikko, une cité touristique du nord-est du Japon entourée de collines et de bois aux sanctuaires réputés. Alors âgée de 36 ans, la jeune femme, épileptique, avait quitté son hôtel pour aller se promener, laissant derrière elle sa valise, son passeport et son programme de visites touristiques.

Depuis bientôt quatre ans, les recherches effectuées par ses proches sur place n’ont rien donné, pas plus que les enquêtes judiciaires menées depuis Poitiers et au Japon, qui avaient amené une équipe de policiers français à se rendre sur place en mai 2019.