Le rappeur Moha La Squale incarcéré pour non-respect de son contrôle judiciaire

AGRESSION SEXUELLE Moha La Squale avait été arrêté mi-juin à Paris, à la Gare du Nord, à sa descente du Thalys en provenance d’Allemagne, en exécution d’un mandat d’arrêt pour violation de son contrôle judiciaire, selon « Le Parisien »

20 Minutes avec AFP
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Moha La Squale au festival Fnac Live en 2018.
Moha La Squale au festival Fnac Live en 2018. — SADAKA EDMOND/SIPA

Moha La Squale incarcéré. La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi le placement en détention provisoire, pour non-respect de son contrôle judiciaire, du rappeur, mis en examen depuis juin 2021 pour « agression sexuelle » et « violences » sur d’ex-compagnes, a appris l’AFP ce vendredi de source judiciaire.

Le Parisien avait indiqué mi-juin que le rappeur avait été arrêté à Paris, à la gare du Nord, à sa descente du Thalys en provenance d’Allemagne, en exécution d’un mandat d’arrêt pour violation de son contrôle judiciaire. Moha La Squale, Mohamed Bellahmed de son vrai nom, avait ensuite été placé en détention provisoire, une décision dont il a fait appel.

Au moins six plaintes déposées

Jeudi, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, Moha La Squale a comparu en survêtement gris et noir, cheveux longs détachés, lors d’une audience à laquelle l’AFP assistait mais pour laquelle le huis clos a rapidement été prononcé. Les magistrats ont confirmé son placement en détention provisoire, selon la source judiciaire.

« Les faits sont contestés et nous sommes satisfaits qu’une information judiciaire soit ouverte car M. Bellahmed a la ferme intention de se défendre, ce qu’il a déjà commencé à faire », avait indiqué à l’époque de sa mise en examen son avocate Me Elise Arfi. « Je n’ai jamais au grand JAMAIS levé la main sur une femme. Ce complot a été perpétué pour me nuire », s’était défendu l’artiste fin avril 2021 sur Twitter.

Moha La Squale est mis en examen notamment des chefs de violences par conjoint, agression sexuelle par conjoint, menaces de mort par conjoint et séquestrations sur différentes victimes et placé sous contrôle judiciaire. Il a fait l’objet d’au moins six plaintes, pour la plupart révélées en septembre 2020.