Marineland : La justice rejette la demande d'expertise formulée par One Voice pour ausculter deux orques

DECISION Le tribunal judiciaire de Grasse a « débouté » One Voice de sa requête. L’association demandait « une expertise indépendante » pour Moana et Inouk, deux orques qui souffriraient « de graves problèmes de santé », selon elle

Fabien Binacchi
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Deux orques du parc marin d'Antibes Marineland (Archives)
Deux orques du parc marin d'Antibes Marineland (Archives) — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

L’association a été « déboutée » de « l’ensemble de ses demandes ». Le tribunal judiciaire de Grasse a rejeté ce jeudi la requête formulée par One Voice, qui réclamait la nomination d’un expert chargé d’ausculter deux orques du parc Marineland d’Antibes qui souffriraient de « graves problèmes de santé » selon elle.

L’ONG s’inquiète du sort de Moana, 11 ans, et d’Inouk, 23 ans, qui présenteraient de « lésions sous-dermiques […] très préoccupantes » et demanderaient « une prise en charge vétérinaire urgente ». One Voice se base sur les conclusions d’une biologiste marine et d’un vétérinaire, fondées sur des photos prises entre 2016 et fin 2021.

« Convictions idéologiques »

« La justice n’est pas dupe », l’argumentation de l’association « ne repose que sur des rapports établis sur des convictions idéologiques », a réagi la direction du parc. Elle se réjouit qu'« à l’inverse, le juge constate, au vu des éléments scientifiques présentés par Marineland et des attestations de professionnels ayant effectué un examen clinique d’Inouk et Moana, que tous les soins nécessaires leur sont apportés ». Le tribunal a notamment établi que des problèmes de dentition également évoqués par l’association s’observent chez les orques tant en captivité qu’en milieu naturel.

« Nous ne demandions pas la lune mais une expertise indépendante dont le spécialiste aurait été nommé par le tribunal, et dont le travail aurait été facturé à One Voice. Cela n’aurait pesé ni sur le contribuable ni sur personne d’autre », a déclaré de son côté Muriel Arnal, la présidente de l’association, qui étudie « la possibilité de faire appel ».