Vannes : Trois préparateurs en pharmacie condamnés pour le vol de milliers de médicaments

JUGEMENT En trois ans, les trois agents ont dérobé 12.000 cachets et 5.900 gélules au sein du service de pharmacie du centre hospitalier de Vannes

J.G.
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Les trois préparateurs en pharmacie ont été reconnus coupables du vol de plusieurs milliers de médicaments sur leur lieu de travail.
Les trois préparateurs en pharmacie ont été reconnus coupables du vol de plusieurs milliers de médicaments sur leur lieu de travail. — C. Allain / 20 Minutes

L’affaire a été examinée le 1er juin devant le tribunal correctionnel de Vannes. Trois préparateurs en pharmacie du centre hospitalier étaient jugés pour le vol de plusieurs milliers de médicaments, rapporte Le Télégramme. Les agents, deux femmes et un homme âgés d’une quarantaine d’années, étaient accusés d’avoir dérobé 12.000 cachets et 5.900 gélules de psychotropes et d’antidouleurs sur leur lieu de travail.

Ils distribuaient ensuite les médicaments à des collègues ou à des proches ou s’en servaient pour leurs besoins personnels. Le pot aux roses avait été découvert par un pharmacien qui s’était étonné de variations anormales dans le stock de certains médicaments. Un inventaire quotidien avait alors été mis en place et une enquête interne diligentée au sein du service.

Une pratique courante selon eux

Les enquêteurs avaient réussi à identifier les trois suspects après avoir découvert qu’une commande de médicaments destinés à l’hôpital d’Auray avait été sortie des stocks alors que l’établissement n’avait rien commandé. Lors de l’audience, les trois préparateurs en pharmacie ont reconnu les faits, avouant que la pratique était courante au sein du service.

Ce mercredi, le tribunal correctionnel a condamné la principale accusée à neuf mois de prison avec sursis, précise le quotidien. Sa collègue écope quant à elle de trois mois de prison avec sursis. Elles ont toutes deux interdiction d’exercer leur profession dans le milieu hospitalier pendant respectivement cinq et deux ans. Le troisième agent, qui exerce toujours à l’hôpital mais dans un autre service, s’en sort avec une amende de 300 euros avec sursis.