Marseille : Jusqu’à trois ans de prison ferme requis au procès de l’escroquerie à la viande chevaline

ALIMENTATION Le procureur de la République a requis jusqu’à cinq ans de prison ferme dans le procès d’une vaste affaire d’escroquerie à la viande de cheval impropre à la consommation à Marseille

20 Minutes avec AFP
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Huit personnes ont été mises en examen jeudi à Marseille dans le cadre de l'enquête sur un vaste trafic de viande de cheval en Europe, a-t-on appris de source judiciaire.
Huit personnes ont été mises en examen jeudi à Marseille dans le cadre de l'enquête sur un vaste trafic de viande de cheval en Europe, a-t-on appris de source judiciaire. — Gérard Julien AFP

Une « déresponsabilisation massive »… Jusqu’à cinq ans de prison dont deux avec sursis ont été requis par le procureur de la République mardi à Marseille, contre dix-huit prévenus français, belges et néerlandais mis en cause dans une vaste affaire d’escroquerie à la viande chevaline.

Le représentant du ministère public, Guillaume Bricier, a fustigé « le jeu de chacun des acteurs de dire : "Je n’ai rien à me reprocher parce que c’est l’autre" ». Dans la ligne de mire de son réquisitoire : les maquignons, rabatteurs et vétérinaires, hommes quinquagénaires ou sexagénaires pour la plupart, auxquels il est reproché d’avoir participé à l’introduction dans la filière alimentaire d’animaux impropres à la consommation au moyen de faux documents.

100.000 euros d’amende

Cinq ans de prison dont deux avec sursis ont été requis contre le principal mis en cause, Jean-Marc Decker, 58 ans, important négociant belge d’équidés en Europe, ainsi que 100.000 euros d’amende, l’interdiction d’exercer le métier de boucher équin et une interdiction de séjour de cinq ans sur le territoire français.

Des peines allant de six mois avec sursis à quatre ans dont deux avec sursis ont été demandées contre les autres prévenus de ce procès pour « escroquerie en bande organisé et tromperie entraînant un danger pour la santé de l’homme », sur fond d’entorses à la réglementation européenne « avec faux et usages de faux », pour des chevaux provenant des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne, de France ou la Pologne.