Rennes : Quatre ultras du PSG jugés pour le vol de la bâche du RCK

FOOTBALL L’un des membres du groupe de supporters rennais avait été agressé devant le domicile de ses parents fin septembre

Jérôme Gicquel
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Le tifo sorti par les ultras du RCK lors du derby entre le Stade Rennais et le FC Nantes le 22 août 2021.
Le tifo sorti par les ultras du RCK lors du derby entre le Stade Rennais et le FC Nantes le 22 août 2021. — C. Allain / 20 Minutes

EDIT: L'audience a été renvoyée au 30 novembre. En attendant le procès, le tribunal a décidé le maintien de leur contrôle judiciaire.

Après une saison émaillée d’incidents en Ligue 1, quatre ultras du PSG seront jugés ce mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Rennes. Ils sont accusés d’avoir volé la bâche des ultras rennais du Roazhon Celtic Kop (RCK) et d’avoir agressé l’un de ses membres. Les faits s’étaient déroulés dans la nuit du 22 au 23 septembre à Breteil, commune où résident les parents de la victime, après la rencontre entre le Stade Rennais et Clermont. Armés d’une bombe lacrymogène et d’une matraque télescopique, les quatre prévenus auraient débarqué au domicile des parents pour dérober plusieurs sacs de sport contenant des bâches et des drapeaux du RCK.

Dans la foulée de cet affront et de l’agression d’un des leurs, le groupe d’ultras rennais avait suspendu toutes ses activités. Deux jours plus tard, l’entraîneur du Stade Rennais Bruno Genesio avait également apporté son soutien au supporteur agressé. « Ça s’est passé à Rennes, c’est insupportable pour le football. Il serait grand temps que nos instances en prennent conscience », avait lâché le coach des Rouge et Noir.

Les quatre individus interpellés début février

Après un peu plus de trois mois d’enquête, quatre individus âgés de 28 à 39 ans ont été interpellés début février en région parisienne. Ils seraient membres du groupe Karsud, un groupe d’ultras qui n’assistent plus depuis la saison 2017-2018 aux matchs du PSG, même s’ils contestent en faire partie.

En garde à vue, deux des mis en cause ont reconnu « avoir été présents sur les lieux et avoir pris, sans violence, les sacs de sport », et deux autres « avoir fait l’aller-retour Paris-Rennes, mais sans expliquer ce qu’ils y avaient fait », avait précisé le parquet de Rennes.