Covid-19 : Un ex-influenceur jugé pour avoir escroqué le fonds de solidarité via les réseaux sociaux

FRAUDE Celui qui utilise le pseudo « PA7 » est soupçonné d’avoir monté une « équipe Covid », qui a fait des demandes frauduleuses au nom de 695 indépendants ou autoentrepreneurs

20 Minutes avec AFP
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Une vue aérienne de Dubaï (illustration).
Une vue aérienne de Dubaï (illustration). — Kamran Jebreili/AP/SIPA

« Les aides tombent à tire-larigot, allez viens prendre ton fric et envoie-moi un message »… Le procès de l’ex-influenceur Paul Antony, soupçonné d’avoir escroqué le fonds d'aide publique aux entreprises de la crise Covid-19, s’est ouvert ce lundi à Paris. Jugé avec six autres prévenus, celui qui utilise le pseudo « PA7 » et compte 51.000 abonnés sur Snapchat proposait via des publicités sur ses comptes de remplir les formulaires du fonds de solidarité des entreprises, lancé au moment du confinement en mars 2020.

L’homme de 24 ans est soupçonné d'avoir monté une « équipe Covid », qui a fait au total des demandes frauduleuses au nom de 695 indépendants ou auto-entrepreneurs, pour 33,8 millions d’euros réclamés dont 7,5 millions effectivement versés, entre mars 2020 et juillet 2021. Sur ces sommes, selon l’accusation, Paul Antony prenait des commissions allant jusqu’à 40 %, versées en liquide ou par virement – des montants que le prévenu conteste.

« PA7 » a été interpellé à Dubaï

Parti vivre à Dubaï, d’où il postait des photos de lui devant une voiture luxueuse ou une piscine, « PA7 » a été interpellé en juillet 2021 par les autorités dubaïotes, extradé vers la France et placé en détention. A l’ouverture de son procès lundi en début d’après-midi, le grand brun trouvait à sa gauche son « meilleur ami » âgé de 22 ans, lui aussi jugé pour escroquerie et tentative en bande organisée, blanchiment aggravé et déclaration fausse à un organisme public en vue d’obtenir une prestation indue.

Trois autres personnes, dont une femme toujours recherchée, sont soupçonnées d’avoir participé à l’escroquerie. Enfin, un homme est jugé pour blanchiment aggravé et un entrepreneur pour recel. Le procès est prévu mardi toute la journée, mercredi après-midi et jeudi toute la journée. La décision devrait être mise en délibéré.