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ASSISESCondamné en appel à trente ans de prison pour le meurtre de sa compagne

Rennes : Condamné en appel à trente ans de prison pour le meurtre de sa compagne

ASSISESLe corps sans vie de Claire Bouchaud avait été retrouvé dénudé et lardé de coups de couteau en 2017 dans les Côtes-d’Armor
La salle d'audience principale de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes.
La salle d'audience principale de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes. - C. Allain / 20 Minutes
20 Minutes avec AFP

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L'essentiel

  • La cour d’assises d’appel d’Ille-et-Vilaine a condamné vendredi un homme de 35 ans à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne.
  • Il avait été condamné à la même peine en 2021 en première instance par la cour d’assises des Côtes-d’Armor.
  • Le corps de la victime, âgée de 35 ans, avait été découvert dénudé et lardé de coups de couteau dans un roncier en 2017 dans les Côtes-d’Armor.

EDIT: Condamné vendredi en appel à trente ans de prison, Simon Jegou a décidé de se pourvoir en cassation.

La même peine qu’en première instance. Jugé depuis le début du mois par la cour d’assises d’appel d’Ille-et-Vilaine, Simon Jegou a été condamné vendredi à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre qu’il a toujours nié de sa compagne Claire Bouchaud en 2017 dans les Côtes-d'Armor.

Le corps partiellement dénudé et lardé de coups de couteau de cette secrétaire médicale de 35 ans avait été découvert dans un roncier le 7 mai 2017 par un homme qui promenait son chien à une vingtaine de kilomètres de Saint-Brieuc. La jeune femme n’avait plus donné signe de vie depuis le 22 avril. Simon Jégou avait participé à plusieurs battues organisées et manifesté un manque d’empathie lors des premiers jours de l’enquête, selon les enquêteurs.

La victime avait manifesté son intention de le quitter

Au dernier jour du procès, qui s’est ouvert le 2 juin, l’avocat général est longuement revenu sur les « dysfonctionnements au sein du couple » et sur la toxicomanie de l’accusé pour expliquer selon lui ce « crime d’excès, ce crime de ressentiment ». Il a souligné la froideur de l’accusé, âgé de 35 ans, tant au moment de la disparition de sa femme que pendant le procès en appel. « Tout ramène à lui sur les raisons multiples qu’il avait pour tuer Claire », a-t-il ajouté, rappelant que la jeune femme avait manifesté l’intention de le quitter et avait découvert qu’il consommait à nouveau de la drogue.

La défense, assurée par Frank Berton et Thomas Jourdain-Demars, a de son côté réaffirmé l’absence de preuves irréfutables et demandé l’acquittement de l’accusé au bénéfice du doute. Au terme de la plaidoirie de la défense, l’accusé a pris la parole pour réaffirmer son innocence et son amour pour Claire. « Quelle que soit votre décision, on n’arrivera pas à rendre justice à Claire aujourd’hui », a-t-il conclu.

Vers un pourvoi en cassation ?

Après le prononcé du verdict, l’un des avocats de la défense, Me Thomas Jourdain-Demars, a souligné, abattu : « Une vérité judiciaire a été fixée malgré les nombreuses zones d’ombre. Les questions où, quand, comment n’ont jamais été répondues au cours de ces six derniers jours ». Le défenseur a indiqué que son client « se réserve le droit de former un pourvoi en cassation ».

De son côté, Me Cécile de Oliveira, avocate de la partie civile, a déclaré : « Il était important pour la famille de Claire Bouchaud que Simon Jegou soit déclaré coupable du meurtre. Le fait de se fermer et de résister à toute logique sur les éléments à charge vient renforcer la sévérité » de la peine, a-t-elle estimé, faisant référence à l’attitude de l’accusé pendant le procès.

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