Incidents au Stade de France : La justice réclame les images de vidéosurveillance trop tard, la police propose les siennes

SCHMILBLICK Après la polémique autour de la destruction des images de vidéosurveillance au stade de France, un officier de police judiciaire en a finalement fait la demande

M.d.F. avec AFP
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Les images de vidéosurveillance du Stade de France n'existent plus, faute de réquisition judiciaire dans les délais.
Les images de vidéosurveillance du Stade de France n'existent plus, faute de réquisition judiciaire dans les délais. — Maryam EL HAMOUCHI / AFP

Un peu tardif le réveil. Alors que le monde du football et la classe politique s’insurgent après avoir découvert que les images de vidéosurveillance prises durant les violences au Stade de France avaient été supprimées, on apprend que la justice les aurait finalement demandées. Quand ça ? Jeudi soir, juste après que la destruction des bandes a été rendue publique… Trop tard, donc.

« Nous avons effectivement envoyé une réquisition, même si ces vidéos ne seront pas très utiles pour notre enquête sur les faux billets, elles seront plus utiles pour les violences et les agressions », a indiqué source proche du dossier, confirmant une information du Monde. Cette demande a été envoyée par la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la police judiciaire parisienne, chargée par le parquet de Bobigny d’enquêter sur la fausse billetterie le soir de la finale Real Madrid-Liverpool, précédée par des scènes de chaos aux abords du Stade de France.

Le parquet de Bobigny assure qu’il ignorait le délai

Interrogée sur la temporalité de cette demande, alors qu’un responsable de la Fédération française de football (FFF) avait révélé quelques heures plus tôt lors de son audition au Sénat que les images avaient été détruites au bout de sept jours faute de réquisition, la source a dit avoir « toujours espoir » de les récupérer, sans plus de détails.

L’information de jeudi soir « selon laquelle ces images ne seraient pas conservées un mois, durée légale maximum autorisée, mais seulement quelques jours – information que nous ignorions-nous a conduit à les solliciter tout de même », a expliqué le parquet de Bobigny. « Nous attendons le retour pour savoir si ces images ont été supprimées ou conservées », a-t-il ajouté.

Tout ne serait cependant pas perdu. La préfecture de Police de Paris a indiqué sur Twitter​ que les vidéos du stade de France existaient encore. « Les images en possession de la préfecture de police sont évidemment toujours à la disposition de la justice, dans le cadre de réquisitions dressées dans une enquête pénale. Ne confondons pas images de la police et images d’un opérateur privé », écrit-elle.