Marseille : Un réseau de revente de viande de cheval impropre à la consommation devant la justice

PROCES Un vaste réseau européen de trafic de viande de cheval impropre à la consommation comparaît devant le tribunal correctionnel de Marseille

20 Minutes avec AFP
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Après le scandale des lasagnes au cheval l'hiver dernier, la filière viande est de nouveau ébranlée par un trafic en Europe de viande chevaline impropre à la consommation qui concernerait au moins 3.000 chevaux, selon le procureur à Marseille.
Après le scandale des lasagnes au cheval l'hiver dernier, la filière viande est de nouveau ébranlée par un trafic en Europe de viande chevaline impropre à la consommation qui concernerait au moins 3.000 chevaux, selon le procureur à Marseille. — Philippe Huguen AFP

Le procès d’une escroquerie européenne sur de la viande chevaline impropre à la consommation a débuté mardi à Marseille, avec 18 prévenus dont un important négociant belge de chevaux soupçonné d’être le « pivot » de ce « vaste trafic ​international de chevaux ».

Jugés devant la 6e chambre du tribunal correctionnel, les mis en cause, dont au total quatre ressortissants belges et deux néerlandais, ainsi que des vétérinaires français, sont poursuivis pour escroquerie en bande organisée et tromperie entraînant un danger pour la santé de l’homme.

Dix-sept prévenus présents

Jean-Marc Decker, 58 ans, est soupçonné d’avoir introduit dans la filière alimentaire des animaux impropres à la consommation.

Parmi les 17 autres prévenus, des négociants, des maquignons, des rabatteurs ou des vétérinaires. Le dernier prévenu appelé à comparaître dans la salle d’audience des « procès hors normes » de l’ancienne caserne du Muy, dans le 3e arrondissement de Marseille, est une société de vente en gros de viande chevaline du Gard. Sur les 18 prévenus, seuls 13 étaient présents physiquement mardi matin à l’ouverture du procès. Tous sauf un étaient représentés.