Piqûres en boîte de nuit : Environ 300 plaintes enregistrées depuis la fin du mois de mars

SERINGUES Le mystère plane toujours autour de cet inquiétant phénomène qui semble prendre de l’ampleur partout en France

M.F
De nombreuses personnes partout en France ont déposé plainte après avoir été piquées en discothèque. (Illustration)
De nombreuses personnes partout en France ont déposé plainte après avoir été piquées en discothèque. (Illustration) — SYSPEO/SIPA

Trois cents plaintes et toujours zéro arrestation, ni explication. Depuis la fin du mois de mars près de 300 plaintes ont été déposées partout en France par des personnes ayant été piquées en boîte de nuit. D’après une information de France Inter ce lundi, la moitié ont été déposées rien qu’au mois de mai. Rien qu’en Bretagne administrative et Loire-Atlantique soixante-neuf piqûres ont été recensées depuis décembre dans des discothèques et établissements du même type.

Dans la quasi-totalité des cas, aucune substance toxique n’a été identifiée, excepté dans deux cas, à Roanne et dans les Pyrénées orientales, où du GHB (la drogue du violeur) a été identifiée, rapporte la radio. D’après les informations du média, certaines piqûres seraient faites avec de simples aiguilles, sans substances. Simplement donc pour créer la panique ? Mystère, car pour l’heure, la police n’a arrêté aucun suspect.

Que faire en cas de piqûre ?

Face à ce phénomène particulièrement anxiogène, la riposte s’organise. Dans la Loire, la police a interrompu quelque minute un thé Dansant​ la nuit du 13 mai, dans le cadre d’une descente « anti-piqûre ». A Paris ces derniers jours, la police a mené des opérations de préventions dans plusieurs établissements.

Pour rappel, il est nécessaire si vous êtes victime d’une piqûre lors d’un événement festif de déposer plainte auprès de la police afin qu’un médecin légiste soit saisi pour des analyses toxicologiques et parviennent éventuellement à détecter la substance injectée. Certaines substances ne restant que quelques heures dans le sang, il est important de se signaler au plus vite aux autorités. En cas de vertige, de nausées ou de malaises après avoir été piqué, comme cela a pu être constaté, contactez directement les urgences pour être pris en charge. Ils procéderont aux prélèvements et les transmettront ensuite s’ils font l’objet d’une réquisition de la justice dans les jours qui suivent.