Nicolas Hulot entendu par la brigade des mineures sur des accusations de viol et d’agressions sexuelles

ENQUETE L’ancien ministre de la Transition écologique est entendu dans le cadre d'une plainte déposée par une femme, mineure au moment des faits présumés

M.F avec AFP
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Nicolas Hulot
Nicolas Hulot — PHILIPPE MAGONI/SIPA

Nicolas Hulot est arrivé à la Brigade de protection des mineurs (BPM) à Paris ce mardi peu avant 14 heures à bord d’un taxi aux vitres teintées. L’ex-animateur de télévision et ancien ministre de la Transition écologique y est entendu en audition libre par les enquêteurs pour des accusations de viol et agressions sexuelles.

Dans un reportage diffusé en novembre 2021 sur France 2, six femmes l’accusaient de violences sexuelles commises entre 1989 et 2001. L’une d’elle, mineure au moment des faits dénoncés, avait ensuite porté plainte.

Baisers par surprise et tentative de fellation forcée

Trois d’entre elles témoignaient de faits allant de baisers par surprise à une tentative de fellation forcée qui aurait été imposée à l’une d’entre elles, mineure à l’époque. Une quatrième, la militante écologiste Claire Nouvian, racontait avoir été mise en garde par l’entourage « politique » de Nicolas Hulot avant un tournage en 2008, afin qu’elle évite de se retrouver seule avec lui.

Deux autres femmes, l’ancienne animatrice Maureen Dor et une ex-employée de TF1, avaient, elles, transmis à Envoyé Spécial des témoignages par écrit concernant des agressions sexuelles. Dans cette affaire, au moins une plainte a été déposée par la femme qui était mineure au moment des faits qu’elle dénonce. Elle a été entendue par les policiers « peu après l’ouverture de l’enquête préliminaire », selon une source proche du dossier.

Devançant la diffusion de ce documentaire, l’ancien ministre de l’Ecologie avait réfuté les accusations la veille, le 24 novembre 2021, sur BFMTV. « Ni de près ni de loin je n’ai commis ces actes, ces affirmations sont mensongères », avait-il affirmé. « Je n’ai jamais contraint qui que ce soit », avait-il ajouté, annonçant quitter « définitivement la vie publique ».