Marseille : Un ex-cadre hospitalier condamné pour favoritisme et prise illégale d’intérêts

COPAIN-COPAIN Lors des débats, le procureur avait dénoncé « un système à la marseillaise marqué par une proximité inadaptée et illégale entre un agent public et un entrepreneur ami »

20 Minutes avec AFP
— 
Le centre hospitalier Edouard-Toulouse, à Marseille.
Le centre hospitalier Edouard-Toulouse, à Marseille. — Michel Gangne / AFP

Un ancien cadre hospitalier marseillais a été condamné lundi à deux ans de prison avec sursis pour favoritisme et prise illégale d’intérêt pour avoir favorisé une entreprise dans laquelle il était associé, à l’occasion de plusieurs marchés publics qu’il contrôlait. « Quand on sert l’intérêt public, il y a une forme d’exemplarité à respecter que vous n’avez pas eue pendant plusieurs années », a précisé la présidente du tribunal, Céline Ballérini, au prévenu qui se voit également interdit de la fonction publique durant cinq ans.

« Un système à la marseillaise »

De 2007 à 2011, cet ancien directeur des services techniques du centre hospitalier psychiatrique Edouard-Toulouse avait signé pour 1,2 million de contrats, dont trois marchés publics d’un montant global de 547.000 euros au profit de D2G Construction, entreprise dans laquelle il détenait un quart des parts.

Lors des débats, le 25 avril, le procureur avait dénoncé « un système à la marseillaise marqué par une proximité inadaptée et illégale entre un agent public et un entrepreneur ami ». Ce dernier a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, à une amende de 20.000 euros et à une exclusion des marchés publics pendant cinq ans. Sa société D2G Construction, condamnée à une amende pénale de 30.000 euros et à une exclusion définitive des marchés publics, recourait à un sous-traitant qui ne déclarait pas ses salariés pour les chantiers, notamment ceux de l’hôpital Edouard-Toulouse, d’où des condamnations prononcées également pour travail dissimulé.