Montpellier : Peine allégée pour l’enseignant impliqué dans l’évacuation de la fac de droit

UNIVERSITE Le professeur faisait partie du commando qui avait violemment expulsé les étudiants grévistes de l’amphi de la fac de droit de Montpellier, en 2018

Jérôme Diesnis
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La faculté de droit et de science politique de Montpellier, le 22 mars 2018.
La faculté de droit et de science politique de Montpellier, le 22 mars 2018. — LODI Franck/SIPA

Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), a allégé en appel la peine prononcée en janvier 2019 par la section disciplinaire du conseil académique de la Sorbonne. Jean-Luc Coronel de Boissezon avait été révoqué pour sa participation dans la violente évacuation des manifestants qui occupaient la fac de droit de Montpellier en mars 2018. En appel, sa sanction a été ramenée à quatre ans d'interdiction d'exercer toutes fonctions d'enseignement ou de recherche dans tout établissement public d'enseignement supérieur pour une durée de quatre ans, avec privation de la totalité du salaire. 

Dans la nuit du 22 au 23 mars 2018, des hommes masqués avaient fait irruption dans l’amphi occupé par des étudiants, venus pour l’essentiel de la fac de lettres. Le commando les avait violemment expulsés en faisant usage de matraque et de bâtons. Parmi eux, figurait notamment Jean-Luc Coronel de Boissezon.

14 mois de prison, dont 6 ferme en première instance au pénal

La décision du Cnser, publiée au Bulletin officiel du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation, peut être attaquée en dernier recours devant le Conseil d’Etat.

Au pénal, l’enseignant a par ailleurs été condamné en mai 2021 à 14 mois de prison, dont six mois ferme, par le tribunal correctionnel de Montpellier. Une condamnation qui fait l’objet d’un appel.