Corse : Non-lieu prononcé dans l’assassinat du président de la Chambre de commerce d’Ajaccio

ENQUÊTE L’avocat de la famille de Jacques Nacer, l’ancien président de la CCI d’Ajaccio assassiné en 2012, a fait appel de cette décision, estimant « la piste de la bande criminelle du "Petit Bar" n’a pas été suffisamment explorée »

20 Minutes avec AFP
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Jacques Nacer avait été assassiné en novembre 2012, à Ajaccio
Jacques Nacer avait été assassiné en novembre 2012, à Ajaccio — © SOPA Images/SIPA

Une ordonnance de non-lieu a été prononcée dans l’enquête sur l'assassinat en 2012 du président de la Chambre de Commerce et d'industrie (CCI) de Corse du Sud, Jacques Nacer, a-t-on appris vendredi auprès de l’avocat de sa famille qui a fait appel de cette décision. Le juge d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille en charge de l’enquête a prononcé cette ordonnance de non-lieu le 22 avril, a expliqué Luc Febbraro, avocat de la veuve et des enfants, confirmant une information de France 3 Corse.

Abattu dans son magasin des rues piétonnes d’Ajaccio

« On a fait appel, non pas parce que le dossier est en état d’être jugé, mais parce que, selon nous, la piste de la bande criminelle du 'Petit Bar' n’a pas été suffisamment explorée » et des « dossiers qui auraient dû être mis en perspective ne l’ont pas été » comme celui de l'assassinat d’Antoine Sollacaro, a détaillé l’avocat. L’avocat fait référence à des déclarations du premier repenti de France et ancienne « petite main » de la bande criminelle corse, Patrick Giovannoni, qui a indiqué lors de ses révélations aux autorités avoir reçu les confidences de Jacques Santoni, le chef présumé de cette bande qui aurait indiqué être derrière les assassinats de l’avocat Antoine Sollacaro mais aussi de celui de Jacques Nacer.

Le 14 novembre 2012, Jacques Nacer, dirigeant du club de football d’Ajaccio et proche de l’ex-leader nationaliste Alain Orsoni, est tué par balles dans son magasin de vêtements dans une rue piétonne du centre d’Ajaccio. Un mois plus tôt, c’est l’avocat Antoine Sollacaro qui était tué dans une station-service du centre d’Ajaccio.