Ultradroite : Onze personnes interpellées, liées au groupe « Vengeance patriote »

ENQUETE Ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en décembre par le parquet antiterroriste (Pnat)

M.F avec AFP
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Illustration police, à Marseille
Illustration police, à Marseille — Alexandre Vella / 20 Minutes

Onze personnes liées au groupe d’ultradroite appelé « Vengeance patriote » ont été interpellées ce mardi. Soupçonnées de projets d’actions violentes, elles ont été placées en garde à vue, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien​.

Selon une autre source, ces interpellations ont été réalisées sur commission rogatoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en décembre par le parquet antiterroriste (Pnat) notamment pour « association de malfaiteurs terroriste » (AMT) criminelle.

De la documentation et de « l’idéologie d’ultradroite »

Selon l’une des sources, les onze interpellations concernent des personnes âgées de 17 à 30 ans et ont été réalisées « principalement en région parisienne ». Lors des perquisitions ont été trouvées de la documentation et de « l’idéologie d’ultradroite » mais « pas d’armes », toujours selon cette source.

Dans le cadre de l’information judiciaire, Lucas S., présenté par divers médias comme chef de « Vengeance patriote », avait été mis en examen en décembre pour « provocation par moyen de communication en ligne à un acte de terrorisme » ainsi que pour « apologie publique d’actes de terrorisme » et « détention non autorisée d’armes et de munitions de catégorie B en récidive ». Il avait été placé en détention provisoire.

Des « frères d’armes » qui « se préparent à l’effondrement »

Sur son site, le groupe « Vengeance patriote » se présente comme « une communauté de frères d’armes » qui « se prépare à l’effondrement », fait des « entraînements sportifs » et du « survivalisme ». Selon le site d’informations Streetpress, ses membres s’échangent « des saillies racistes » quotidiennes et « certains de ses habitués ne cachent même pas leur passion pour le fascisme ».

Depuis 2017, une dizaine de procédures en lien avec l’ultradroite ont été ouvertes au pôle antiterroriste de Paris. Une menace « prise très au sérieux » et qui « monte en puissance », selon un magistrat antiterroriste parisien.