Loire-Atlantique: Une députée LREM accusée de harcèlement dépose plainte pour dénonciation calomnieuse

RIPOSTE Anne-France Brunet, députée de la 3ème circonscription de Loire-Atlantique, a annoncé lundi avoir déposé plainte contre son ancienne assistante parlementaire

J.U. avec AFP
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Anne-France Brunet
Anne-France Brunet — Anne-France Brunet
  • La député de Loire-Atlantique, en campagne pour sa réélection, fait l'objet d'accusations  de violence et harcèlement.
  • «Pas crédible», estime Anne-France Brunet, qui dépose plainte à son tour.

La députée LREM de Loire-Atlantique organise la riposte. Anne-France Brunet, qui fait l'objet d'accusations de violences et harcèlement de la part d’une ancienne assistante parlementaire, a annoncé lundi avoir déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse ». « Apparemment je serais visée par une plainte pour "harcèlement et violence" qui aurait été envoyée au procureur de la République de Nantes le mardi 3 mai 2022 par Mme Camille Jaffrelo, qui a effectué en 2018 un CDD de 5 mois au sein de mon équipe », a expliqué celle qui est en campagne pour sa réélection dans la 3ème circonscription de Loire-Atlantique.

Dans un communiqué, Anne-France Brunet dénonce des déclarations « largement médiatisées » mais qui ne sont, selon elle, « pas crédibles », alors qu’elle-même « n’a aucune nouvelle officielle de cette plainte ». « Pour cette raison, j’ai moi-même porté plainte en dénonciation calomnieuse contre Mme Camille Jaffrelo », a annoncé la députée sortante, afin que « l’enquête et les témoignages établissent la vérité ». Selon elle, les accusations de son ancienne assistante comportent des « incohérences flagrantes » et visent surtout à saborder sa candidature.

Des « humiliations en public »

L’avocat de Mme Jaffrelo, Me Philippe Blanchetier, avait indiqué le 7 mai que sa cliente avait déposé plainte pour des faits datant de février à juillet 2018. La députée avait embauché en CDD Mme Jaffrelo, alors âgée de 22 ans, en parallèle de ses études en école de commerce. Dans sa plainte, la jeune femme décrit des coups de téléphone « incessants parfois à des horaires très tardifs » sur son téléphone personnel, des jours de travail non payés, des « humiliations en public ». Lorsqu’elle est placée en arrêt maladie pour « stress au travail » en juillet 2018, elle affirme être la « quatrième collaboratrice en arrêt maladie pour surmenage en un an ».

L’avocat fait également état d’une scène «de violences» le jour de la fin du CDD de sa cliente qui aurait alors été « précipitée contre un poteau dans la permanence de la députée » et se serait « fait écraser le pied » par Mme Brunet, occasionnant « la fracture d’un os du pied constatée par certificat médical ». Selon les informations de 20 Minutes, la plainte de Camille Jaffrelo n’avait toujours pas été reçue par le procureur de la République, ce lundi.