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COLD CASELa disparition de Marie-Thérèse Bonfanti élucidée 36 ans après les faits ?

Disparition de Marie-Thérèse Bonfanti : Un homme mis en examen 36 ans après les faits pour enlèvement et meurtre

COLD CASEUn homme de 56 ans, vivant en Isère, considéré par les enquêteurs comme le suspect principal en 1986, vient d’être mis en examen pour l’enlèvement, la séquestration et le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, mère de famille de 25 ans
Photo d'illustration du palais de justice de Grenoble, où le procureur de la République Eric Vaillant tiendra une conférence de presse ce jeudi après-midi.
Photo d'illustration du palais de justice de Grenoble, où le procureur de la République Eric Vaillant tiendra une conférence de presse ce jeudi après-midi. - E. Frisullo / 20 Minutes / 20 Minutes
Jérémy Laugier

J.Lau.

Un emblématique «cold case» est en passe d’être résolu en Isère. Trente-six ans après la disparition de Marie-Thérèse Bonfanti à Pontcharra, un homme de 56 ans vient en effet d’être interpellé et mis en examen pour « enlèvement », « séquestration » et « meurtre », comme l’ont tour à tour révélé mercredi soir RTL et Le Dauphiné Libéré. La radio précise que face aux enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de l’Isère, le suspect a reconnu les faits, tout en indiquant avoir caché le corps dans une forêt.

Le 22 mai 1986, en plein après-midi, Marie-Thérèse Bonfanti s’était volatilisée après avoir garé sa voiture près de la gare de Pontcharra (Isère). Le corps de la mère de famille de 25 ans, qui n’avait plus donné le moindre signe de vie depuis ce jour-là, n’a jamais été retrouvé, malgré d’importantes recherches.

L’homme mis en examen avait été relâché en 1986

Si bien que ce dossier avait été refermé en 1988, avant d’être rouvert en novembre 2020 par le parquet de Grenoble, par le biais d’une information judiciaire contre X pour « enlèvement » et « séquestration ». L’enquête avait été confiée au groupe « cold case » de la section de recherches de la gendarmerie de l’Isère, située à Grenoble.


Notre dossier sur les cold cases

L’homme mis en examen en début de semaine était le principal suspect dans cette affaire il y a 36 ans. Mais faute de preuves et d’aveux, il avait à l’époque été relâché après sa garde à vue. « C’est un très gros soulagement », a réagi l’avocat de la famille de la victime, mercredi soir pour RTL. Le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, qui avait relancé le dossier en 2020, vient d’annoncer qu’il tiendra une conférence de presse, ce jeudi à 16 heures à Grenoble, au sujet de cette affaire Bonfanti.

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