Un Brésilien condamné à 130 ans de prison pour le meurtre de deux militaires français en Guyane

PROCES Stéphane Moralia et Sébastien Pissot avaient été attaqués par des hommes armés de fusils d’assaut, le 27 juin 2012, en Guyane

20 Minutes avec agences
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L'adjudant Stéphane Moralia et le caporal-chef Sébastien Pissot ont été victimes d'une embuscade en juin 2012, en Guyane.
L'adjudant Stéphane Moralia et le caporal-chef Sébastien Pissot ont été victimes d'une embuscade en juin 2012, en Guyane. — afp.com

Il était jugé pour le meurtre en 2012 de deux militaires français par un gang d’orpailleurs en Guyane. Le Brésilien Ronaldo Lima, dit « Brabo », a été condamné à 130 ans de prison par la justice brésilienne, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire. Selon le Parquet fédéral de l’Amapa, Etat frontalier avec la Guyane, la sentence a été prononcée jeudi dernier, à l’issue de 17 heures de jugement.

Les militaires victimes d’une embuscade

« Brabo » avait été arrêté à Macapa, capitale de l’Amapa, un mois après le double meurtre et était depuis détenu au Brésil. Il a été condamné pour le meurtre de Stéphane Moralia et Sébastien Pissot, et 22 autres tentatives de meurtre. Le chef présumé du gang, Manoel Ferreira, dit « Manoelzinho », était également censé être jugé dans le cadre du même procès, mais il est décédé en janvier dernier à l’hôpital, d’insuffisance respiratoire.

Les crimes ont eu lieu le 27 juin 2012, lors d’une opération de lutte contre l’orpaillage illégal à Dorlin (sud-ouest de la Guyane), sur la commune de Maripasoula, commune la plus étendue de France. Victimes d’une embuscade, l’adjudant Stéphane Moralia, 28 ans, et le caporal-chef Sébastien Pissot, 33 ans, appartenant au 9e Régiment d’infanterie de marine (Rima), ont été attaqués par des hommes armés de fusils d’assaut.

Déjà quatre orpailleurs condamnés en 2016

Sébastien Pissot avait été tué sur le coup et Stéphane Moralia grièvement touché. Il était décédé quelques heures plus tard, lors de son évacuation. Trois autres gendarmes avaient aussi été blessés.

En octobre 2016, quatre orpailleurs brésiliens avaient été condamnés à des peines allant de 18 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité à la cour d’assises de Fort-de-France, en Martinique. Deux d’entre eux, « Brabo » et « Manoelzinho », étaient absents lors de ce procès, car la France n’a pas de convention d’extradition avec le Brésil.