Nice : L'ex-épouse de l'oligarque russe Arkadi Rotenberg jugée pour diffamation

PROCES Elle est poursuivie pour avoir dénoncé sur les réseaux sociaux sa prétendue expulsion de la villa du couple à Saint-Jean-Cap-Ferrat par de supposés « terroristes tchétchènes » à la solde de son ex-époux

20 Minutes avec AFP
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Le palais de justice de Nice (illustration).
Le palais de justice de Nice (illustration). — ANP / 20 Minutes

Natalia Rotenberg, l’ex-épouse de l’oligarque russe Arkadi Rotenberg, a été jugée pour diffamation lundi à Nice. Elle est poursuivie pour avoir dénoncé sur les réseaux sociaux sa prétendue expulsion de la villa du couple à Saint-Jean-Cap-Ferrat, sur la Côte d’Azur, par de supposés « terroristes tchétchènes » à la solde de son ex-époux.

Située sur cette presqu’île prisée des milliardaires russes, la villa Shoshana est inoccupée depuis 2014 et les premières sanctions décidées après l’annexion de la Crimée.

« Ma villa a été saisie par des terroristes radicaux de Tchétchénie. Ils ont chassé mes employés […], battu les gardes et le directeur […], changé les serrures », a écrit la femme de 41 ans, mariée à Arkadi Rotenberg jusqu’en avril 2013, dans un message publié en juillet 2021 et toujours en ligne. « Les commanditaires sont de grands oligarques russes », a-t-elle ajouté, assurant « que la police [française] coopérait ».

« La villa est détenue à 100 % par son mari »

Absente devant le tribunal correctionnel de Nice, tout comme ses avocats, « Natalia Rotenberg ne vit pas dans ladite villa et y a envoyé des personnes n’ayant aucun droit ni titre pour y séjourner », a plaidé l’avocate de la SCI Shoshana qui gère la villa.

Celle dernière a sollicité une société de sécurité qui a contraint des agents de sécurité mandatés eux par la prévenue à quitter les lieux. « La villa est détenue à 100 % par son mari et les gens qui l’ont récupérée ne sont pas des terroristes », a ajouté Me Sophie Jonquet.

Le procureur a suivi ces arguments et aussi réclamé que Natalia Rotenberg soit condamnée pour diffamation à verser « plusieurs milliers d’euros ». La décision a été mise en délibéré au 27 mai.