Procès du 13-Novembre : Un accusé positif au Covid-19, nouvelle suspension jusqu’au 17 mai

AUDIENCE Le procès des attentats du 13-Novembre, ouvert depuis près de huit mois, a déjà été interrompu plusieurs fois à cause du Covid-19

20 Minutes avec AFP
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La salle d'audience du procès des attentats du 13 novembre.
La salle d'audience du procès des attentats du 13 novembre. — Gabrielle CEZARD/SIPA

Le procès des attentats du 13-Novembre, ouvert depuis près de huit mois, a de nouveau été suspendu vendredi pour une semaine en raison d’un nouveau cas de contamination au Covid-19 de l’un des accusés. « On ne va pas pouvoir tenir cette audience aujourd’hui, ni la semaine prochaine », a annoncé le président de la cour d’assises spéciale de Paris, Jean-Louis Périès, vendredi à l’audience, qui reprendra « normalement le 17 mai à 12h30 ».

« Un accusé est à son tour atteint par le Covid. En l’état de la procédure actuelle, il n’est pas possible de siéger », a expliqué le président. « Dura lex, sed lex » (« la loi est dure, mais c’est la loi »), a-t-il commenté. Farid Kharkhach, l’un des 11 accusés comparaissant détenus à ce procès, a été testé positif après avoir présenté des symptômes du Covid-19 à l’audience jeudi. Le Belgo-Marocain de 39 ans est « confus » pour les parties civiles qui devaient témoigner, a assuré l’une de ses avocates, Me Fanny Vial.

Le verdict possiblement repoussé

Cette nouvelle interruption intervient au troisième jour d’une nouvelle série d’auditions de quelque 90 parties civiles, des rescapés des attaques djihadistes qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis ou des proches endeuillés des victimes. La cour devait ainsi normalement entendre, lundi et mardi prochains, les membres du groupe américain Eagles of Death Metal, dont le concert au Bataclan le soir du 13 novembre 2015 avait été brusquement interrompu par les tirs de Kalachnikov. Leurs auditions sont repoussées à une date ultérieure.

Le procès des attentats du 13-Novembre avait déjà été interrompu pour cause de Covid-19. Il avait repris le mardi 1er mars devant la cour d’assises spéciale de Paris. Les débats avaient été interrompus le 15 février, après les contaminations au coronavirus de deux accusés, le Belgo-Marocain Mohammed Amri et l’Algérien Adel Haddadi. Puis une nouvelle fois le 22 février pour une semaine, le Tunisien Sofien Ayari et le Belgo-Marocain Mohamed Bakkali ayant aussi été infectés.

Les accusés sont « aptes à reprendre l’audience », avait alors indiqué à la reprise le président de la cour, Jean-Louis Périès, en citant les conclusions d’expertises médicales. Seul un accusé n’avait pas pris place dans le box : le Suédois Osama Krayem, qui refusait de comparaître depuis novembre. Il avait notamment écrit qu’il ne s’exprimerait plus face à la cour, estimant que ce procès était « une illusion ».

Avant ce nouveau cas de contamination, le verdict était attendu le 24 juin. Il pourrait désormais être rendu « le 29 juin », a indiqué lors de cette brève audience le président Périès.