Haut-Rhin : Un père condamné à 30 ans de prison pour l’assassinat de sa fille de 7 ans

ASSISES Un homme aujourd’hui âgé de 51 ans a écopé de 30 ans de réclusion criminelle. En 2020 à Ingersheim, il avait étranglé sa fille de 7 ans

T.G. avec AFP
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L'entrée de la cour d'assises du Haut-Rhin, à Colmar.
L'entrée de la cour d'assises du Haut-Rhin, à Colmar. — T. Gagnepain / 20 Minutes
  • La cour d’assises du Haut-Rhin a condamné jeudi un homme à 30 ans de réclusion pour l'assassinat de sa fille de sept ans, en janvier 2020 à Ingersheim.
  • Avant de passer à l’acte, il avait appelé la plateforme SOS Amitié et avait déclaré à l’écoutante : « je vais me venger en tuant ma fille ».
  • Aujourd’hui âgé de 51 ans, l’homme encourait la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre par ascendant sur mineur de moins de 15 ans.

Le verdict est tombé. La cour d’assises du Haut-Rhin a condamné jeudi un homme à 30 ans de réclusion pour l’assassinat de sa fille de sept ans, en janvier 2020 à Ingersheim. « Ce verdict est accepté, il réfléchira à l’opportunité ou non d’interjeter appel, mais c’est surtout le calme et la résignation qui caractérisent sa réaction », ont déclaré les avocats de la défense, Mes Pierre Schultz et Delphine Gilbert, à l’issue de trois jours d’un procès « éprouvant ». La cour a retenu la préméditation, conformément aux réquisitions de l’avocat général, fixant une période de sûreté de 20 ans.

Le 6 janvier 2020, l’homme avait étranglé sa petite fille à son domicile d’Ingersheim, après être allé la chercher à l’école. Avant de passer à l’acte, il avait appelé la plateforme SOS Amitié et avait déclaré à l’écoutante : « je vais me venger en tuant ma fille ».

L’accusé a reconnu cette déclaration mais a contesté avoir tué sa fille pour se venger de son épouse qui l’avait quitté trois mois plus tôt. Mais pour l’avocat des parties civiles, Me Denis Fayolle, « cette conversation téléphonique montre que c’est bien la mère qui était visée ».

Il risquait la perpétuité

Dans ses réquisitions, l’avocate générale, Marianne Aventin, a retenu la préméditation, estimant que « son intention de tuer » avait été « bien réfléchie ». « Il n’est peut-être pas aussi fragile que ça, ses mains n’ont en tout cas pas tremblé lorsqu’il a retiré le dernier souffle de vie de sa fille en l’étranglant, avant de l’étouffer avec un coussin et de la noyer dans la baignoire pour s’assurer de son décès », a-t-elle souligné.

Une expertise psychiatrique réalisée en 2021 avait conclu à « un état dépressif sans gravité particulière » aux moments des faits. Aujourd’hui âgé de 51 ans, l’homme encourait la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre par ascendant sur mineur de moins de 15 ans.