Béziers : Prison ferme pour avoir tiré afin de protéger son fils redevable d’une dette de stupéfiants

DROGUE Alors que plusieurs individus s’étaient rendus chez son fils afin de régler une dette de stupéfiant, le père a tiré depuis la fenêtre de son appartement et touché l’un d’entre eux

Jérôme Diesnis
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Le fronton d'un palais de justice (illustration).
Le fronton d'un palais de justice (illustration). — SICCOLI PATRICK/SIPA
  • Un homme âgé de 50 ans a été condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis, pour avoir tiré depuis sa fenêtre sur des hommes venus en découdre avec son fils.
  • La victime et quatre autres personnes étaient venues récupérer l’argent d’une dette liée aux stupéfiants contractée par son fils.
  • Le tribunal a retenu les faits de violences aggravées par deux circonstances (usage d’une arme et ivresse manifeste) et de menaces de mort réitérées.

Trois personnes ont été condamnées à des peines de prison par le tribunal correctionnel de Béziers après une rixe sur fond de dette de stupéfiants. Dans la nuit du 29 au 30 avril, un homme âgé de 34 ans était arrivé au Bousquet-d’Orb, une commune de l’Hérault. Il était accompagné de son épouse et de trois individus, âgés de 19 ans à 25 ans, membres de la même famille et domiciliés à Bédarieux.

Ils étaient venus régler une dette de stupéfiant dont deux hommes, âgés de 19 et 31 ans, leur étaient redevables. Alerté par la rixe, le père de l’un des deux protagonistes, en état d’ébriété, avait alors tiré en direction du véhicule avec une carabine 22 long rifle, et touché à l’épaule le plus jeune des hommes venus de Bédarieux. La victime avait été transportée aux urgences de la polyclinique de Bédarieux, puis opérée en urgence au CHU de Montpellier sans que ses jours ne soient en danger (45 jours d’ITT).

Deux des hommes impliqués dans la rixe condamnés pour violence réciproque

A l’audience de comparution immédiate, le tireur a été condamné à quatre ans d’emprisonnement avec maintien en détention dont un an assorti d’un sursis probatoire avec les obligations de se soigner, de travailler et d’indemniser les victimes. Le tribunal a retenu les faits de violences aggravées par deux circonstances (usage d’une arme et ivresse manifeste) et de menaces de mort réitérées. Il a expliqué à l’audience « avoir eu peur pour son fils et avoir agi sous l’emprise de l’alcool », explique le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland. Il n’avait jamais été condamné auparavant.

De leurs côtés, deux des individus à l’origine de la rixe, déjà connus de la justice, ont été condamnés pour des violences réciproques. Le quatrième prévenu poursuivi pour avoir déplacé l’arme de son père avant l’arrivée des gendarmes a été relaxé.