Nice : Une fan de Soolking se retrouve en prison après l’avoir harcelé sur les réseaux sociaux

ADDICTED Rejetée par son artiste préféré, une femme de 31 ans l’a dénigré et menacé sur Internet et a fini par passer le week-end en détention

E.M.
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L'artiste Soolking, en concert (Illustration)
L'artiste Soolking, en concert (Illustration) — E. Sadaka / NRJ / SIPA
  • Déjà placée sous contrôle judiciaire pour avoir harcelé l’artiste Soolking, une femme de 31 ans a passé le week-end en détention pour avoir continué de le dénigrer et de le harceler sur les réseaux sociaux.
  • Elle souffrirait « d’un délire érotomaniaque » selon les analyses d’un psychiatre. Un trouble qui nuit à la réputation et au quotidien de l’artiste d’après sa défense.

Une Niçoise de 31 ans a passé le week-end en prison pour avoir dénigré et menacé Soolking, un chanteur de pop urbaine, selon les informations de Nice-Matin.

En comparution immédiate lundi, elle a demandé du temps pour sa défense et sera jugée en juin pour « harcèlement moral au moyen d’un support numérique, propos répétés ayant pour objet une dégradation des conditions de vie, faux et usage de faux, usurpation d’identité, tentative d’extorsion » , a précisé le journal local. Elle avait déjà été placée sous contrôle judiciaire pour avoir harcelé l’artiste en février.

Un coup de foudre qui tourne mal

D’après le quotidien, la jeune femme serait tombée amoureuse du chanteur lors d’une performance à Dubaï et n’aurait pas accepté d’être éconduite. La jeune femme s’est alors lâchée sur les réseaux sociaux, au point de nuire à la réputation de Soolking, selon la procureure Parvine Derivery, mais aussi à son quotidien, ajoute Me Fanny Colin, l’avocate de l’artiste partie civile.

Après l’avoir examinée, un psychiatre a diagnostiqué que la groupie souffrait « d’un délire érotomaniaque ». Ce trouble psychologique l’aurait alors conduite à déposer plainte pour viol, classé sans suite le 28 avril, publié un faux certificat de grossesse et tenté d’extorquer de l’argent au chanteur.

La fan, remise en liberté jusqu’à son jugement, a assuré que ce week-end en détention l’a « fait réfléchir » même si « elle avait déjà expliqué en février qu’elle ne recommencerait plus », a souligné Me Fanny Colin. En plus de pointer une fois par semaine au commissariat, la femme de 31 ans a l’interdiction d’entrer en contact avec Soolking et d’être active sur les réseaux sociaux, sous peine de retourner derrière les barreaux.