WikiLeaks : La justice britannique autorise formellement l’extradition de Julian Assange aux Etats-Unis

LANCEUR D'ALERTE Le fondateur de WikiLeaks est accusé d’espionnage par la justice américaine

M.F avec AFP
— 
Les partisans du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, tiennent des pancartes alors qu'ils se rassemblent devant le tribunal de première instance de Westminster à Londres, le mercredi 20 avril 2022.
Les partisans du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, tiennent des pancartes alors qu'ils se rassemblent devant le tribunal de première instance de Westminster à Londres, le mercredi 20 avril 2022. — Alastair Grant/AP/SIPA

Nouveau rebond après des années de bras-de-fer judiciaire. Le tribunal de Westminster Magistrates à Londres a autorisé formellement mercredi l’extradition de Julian Assange aux Etats-Unis. Là-bas, le fondateur de WikiLeaks et lanceur d'alerte est accusé d’espionnage.

Si la justice britannique a officiellement rendu une ordonnance d’extradition, il revient cependant à la ministre britannique de l’Intérieur Priti Patel de l’approuver. Les avocats de la défense peuvent encore faire appel devant la Haute Cour.

Julian Assange risque 175 ans de prison

Pris dans une longue saga judiciaire, l’Australien de 50 ans est recherché par la justice américaine qui veut le juger pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Poursuivi notamment en vertu d’une législation contre l’espionnage, Julian Assange risque 175 ans de prison, dans une affaire dénoncée par des organisations de défense des droits humains comme une grave attaque contre la liberté de la presse.

Le 14 mars, il avait vu disparaître l’un de ses derniers espoirs d’éviter son extradition, avec le refus de la Cour suprême britannique d’examiner son recours.