Mende : Travail d’intérêt général pour un éleveur qui avait laissé mourir son troupeau

CHARNIER Sur le troupeau de 300 ovins et caprins, seules 71 bêtes avaient survécu

Jérôme Diesnis
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Deux chèvres (Ilustration)
Deux chèvres (Ilustration) — Pixabay

Un éleveur de Lozère a été condamné à 105 heures de travaux d'intérêt général par le tribunal correctionnel de Mende. Il avait laissé mourir ses chèvres et brebis dans une ferme isolée du Causse Méjean.

Alertés par un ami de l’éleveur qui s’inquiétait de la détérioration de sa santé mentale, les gendarmes avaient découvert les cadavres en putréfaction de plus de 300 ovins et caprins. Chèvres et brebis avaient été privées de nourriture et d'eau « alors qu'il restait du fourrage en quantité suffisante », a précisé lors du procès le procureur de la République de Mende, Vincent Blériot. Seules 71 bêtes ont survécu. Certaines, mourantes, ont dû être euthanasiées.

Le prévenu décrit à l'audience sa « descente aux enfers »

Au procès, le prévenu a décrit à l'audience sa « descente aux enfers » pendant l’hiver 2020-2021 où son « rêve » s'est effondré face à l'adversité, la solitude, l'isolement croissant et les rapports de plus en plus conflictuels avec ses voisins agriculteurs ou son syndicat agricole.

Le procureur a réclamé une reconnaissance de culpabilité, pour le principe, ainsi qu'une peine de travaux d'intérêt général. « Quand on est éleveur, on n'a pas que la responsabilité de soi, mais aussi celle du cheptel », a-t-il évoqué. A défaut d'exécuter sa peine dans les 18 mois, il devra effectuer deux mois de prison ferme.