Lyon : L'opposition attaque le budget métropolitain des Verts en justice

ACTION Les élus du groupe Inventer la métropole de demain ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon pour faire annuler le budget de la métropole, adopté en janvier

C.G.
Le groupe d'opposition Inventer la métropole de demain a déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon pour faire annuler le budget de la Métropole, présidée par l'écologiste Bruno Bernard (en photo).
Le groupe d'opposition Inventer la métropole de demain a déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon pour faire annuler le budget de la Métropole, présidée par l'écologiste Bruno Bernard (en photo). — J. Pachoud/ AFP

C’est ce qu’ils appellent « une imposture environnementale ». Les élus du groupe d’opposition Inventer la métropole de demain ont déposé ce mardi un recours devant le tribunal administratif de Lyon afin de faire annuler le budget de la métropole de Lyon, présidée par l’écologiste Bruno Bernard. Un budget de 3,9 milliards d’euros adopté le 24 janvier dernier.

« En amont de ce vote, il est obligatoire pour la métropole de présenter son rapport sur la situation en matière de développement durable. Le rapport qui a été présenté aux élus s’est révélé être…. un simple document de trois pages, sans annexe et sans réelle présentation », argumente le groupe, au sein duquel siège Gérard Collomb, l’ancien maire de Lyon et président de la métropole.

Un recours qui n’est pas suspensif

Estimant que « cette absence totale d’information » n’est pas conforme à la réglementation du Code général des collectivités territoriales, les élus ont donc décidé de saisir la justice.

« Notre objectif n’est pas de paralyser le fonctionnement de l’institution, le recours n’est pas suspensif et n’empêche pas la métropole d’effectuer ses dépenses », précisent Louis Pelaez, Nicole Sibeud et Christophe Geourjon, porte-paroles du groupe et désireux de « montrer le profond amateurisme » de la majorité. « Elle n’est pas capable de répondre à une obligation légale essentielle et bien respectée de toutes les collectivités », accusent-ils en guise de conclusion.