Caen : Douches froides, ingestion d’alcool… Condamnés pour des maltraitances envers leur fils

VIOLENCES Un couple a été condamné par le tribunal correctionnel de Caen (Calvados) à trois mois de prison avec sursis pour avoir commis des maltraitances, pendant des années, envers leur enfant

20 Minutes avec agences
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Un enfant victime de violences (illustration)
Un enfant victime de violences (illustration) — Canva

L’enfant tente aujourd’hui de se construire un avenir en famille d’accueil. Le récit du représentant du parquet, dans une salle d’audience du tribunal correctionnel de Caen (Calvados), mardi, est glaçant. L'an dernier, à 8 ans et alors qu’il faisait l’objet d’un placement provisoire depuis 2020, le petit « a révélé des maltraitances commises par ses parents », raconte Ouest-France. La mère, 45 ans, et le père, 51 ans, sont devant la justice pour répondre de « violences sur mineur par ascendant » et « soustraction à leurs obligations parentales compromettant la santé, la sécurité et l’éducation ». C’est l’histoire d’un couple « dépassé », détaille Actu.fr. Ce sont eux qui auraient demandé de l’aide aux services sociaux. L’intervention d’un éducateur au domicile n’a pas suffi.

Le site d’information locale cite des « claques, des douches froides forcées tout habillé, des humiliations, de l’ingestion d’alcool… » « Je buvais de la bière avec papa, une fois, j’ai même vomi par terre », aurait rapporté le minot. « Je lui ai permis un petit peu de Ricard noyé dans beaucoup d’eau », admettra le papa. « On n’arrivait plus à s’en sortir », déclarera la maman.

« On n’arrivait pas à trouver des vêtements à sa taille… »

L’avocate de la partie civile, représentant un organisme de protection de l’enfance, regrette « une reconnaissance a minima » des faits reprochés, soulignant « un important préjudice psychologique » et « un arrêt des symptômes après le placement », explique le quotidien régional. Lors de la prise en charge de l’enfant, la famille d’accueil aurait alerté aussi sur le manque d’ hygiène : poux, vêtements inadaptés, etc. A cela, devant le tribunal, les parents répondront : « On n’arrivait pas à trouver des vêtements à sa taille », rapporte Actu.fr.

L’avocate du père rappellera de son côté l’enfance cabossée de son client. Lui travaille, est inséré. Elle non. La fille aînée du couple a elle aussi été placée. Ils ont tous les deux été condamnés à trois mois de prison avec sursis. S’y ajoutent 1.500 euros de préjudice moral à régler solidairement.