Montpellier : Le père de famille assassin condamné à 18 ans de prison

ASSISES Le projet de suicide collectif du couple s’était finalement transformé en double assassinat, le père de famille épargnant de justesse ses deux fils

Jérôme Diesnis
La Cour d'assises de l'Hérault, à Montpellier
La Cour d'assises de l'Hérault, à Montpellier — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Poursuivi par les services sociaux, le couple pratiquant un extrémisme alimentaire, avait décidé d’assassiner ses trois enfants et se donner la mort.
  • Suivant ce scénario funeste, le père avait tué sa compagne et leur fille de 20 mois, avant d’épargner ses deux fils.
  • Le jury populaire l’a condamné à 18 ans de prison.

Charles-Olivier Adde a été condamné à 18 ans de prison par la cour d’assises de l’Hérault. Il avait tué sa compagne, Samantha, et leur petite fille, Ombeline, le 16 juillet 2019 aux Rives.

Le couple avait échafaudé ce scénario funeste afin d’échapper aux services sociaux. Ceux-ci les surveillaient, alertés par l’état de malnutrition de leur fille âgée de 20 mois, uniquement nourrie au sein. Ils avaient envisagé de fuir en Nouvelle-Zélande, avant de se raviser et d’opter pour un choix plus radical.

La mère et la fille tuées de plusieurs balles dans la tête

Le couple avait finalement prévu de tuer leurs trois enfants et se donner la mort. Comme prévu, le père avait assassiné de plusieurs balles dans la tête sa compagne dans leur maison de Rives, un village situé dans l’arrière-pays de l’Hérault. Avant d’en faire de même avec sa fille âgée de 20 mois. Puis il était parti en Bretagne récupérer ses deux fils en vacances chez leurs grands-parents. Les neuf heures de route l’avaient finalement incité à abandonner le projet macabre.

Arrivé à son domicile, il avait contacté sa mère pour la prévenir des deux assassinats et de sa volonté de se suicider. Celle-ci avait alors appelé les gendarmes, intervenus avant qu’il ne passe à l’acte.

« Un verdict juste » pour la défense

Lors de son procès à Montpellier, Charles-Olivier Adde a expliqué « avoir évolué ». Alors que l’avocat général avait requis 25 ans de prison, les jurés ont retenu l’altération de discernement. Jean-Marc Darrigade, l’avocat de la défense, a évoqué « un verdict juste », qui « tient compte de la gravité » des crimes commis.