Attentats du 13-Novembre : Le procès reprend après deux semaines de suspension

INTERRUPTION L’audience avait plusieurs fois été suspendue en raison de cas de Covid-19 parmi les accusés

M.F avec AFP
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Salle d'audience du procès des attentats du 13 novembre 2015.
Salle d'audience du procès des attentats du 13 novembre 2015. — Gabrielle CEZARD/SIPA

Le procès des attentats du 13-Novembre a repris ce mardi devant la cour d’assises spéciale de Paris. Les débats avaient été interrompus le 15 février, après les contaminations au coronavirus de deux accusés, le Belgo-Marocain Mohammed Amri et l’Algérien Adel Haddadi. Puis une nouvelle fois le 22 février pour une semaine, le Tunisien Sofien Ayari et le Belgo-Marocain Mohamed Bakkali ayant aussi été infectés.

Les accusés sont « aptes à reprendre l’audience », a indiqué à la reprise le président de la cour, Jean-Louis Périès, en citant les conclusions d’expertises médicales. Seul un accusé n’a pas pris place dans le box : le Suédois Osama Krayem, qui refuse de comparaître depuis novembre. Il avait notamment écrit qu’il ne s’exprimerait plus face à la cour, estimant que ce procès était « une illusion ».

Planning du procès jusqu’en juin

Le procès, ouvert le 8 septembre, a pris quatre semaines de retard, perturbé par des interruptions liées à la situation sanitaire. Ces dernières semaines, six des onze accusés comparaissant détenus ont contracté le Covid, dont Salah Abdeslam. La fin de ce procès-fleuve, initialement prévue fin mai, est désormais attendue fin juin.

La cour devait entendre mardi après-midi un enquêteur belge sur la recherche de caches par le commando djihadiste, en août et septembre 2015. Trois autres policiers belges devaient déposer cette semaine, en visioconférence depuis Bruxelles. La cour interrogera ensuite, à partir du 10 mars, les accusés sur la logistique des attentats sur la période allant de la fin août 2015 au 7 novembre 2015. Les ultimes préparatifs de ces attaques doivent être abordés à la fin du mois.