Soupçons de viol dans le porno : Trois nouvelles gardes à vue dans l'affaire des « French Bukkake »

ENQUETE Les chefs d'accusation sont « traite des êtres humains », « viol » et « diffusion d'images relatives à une atteinte à l'intégrité d'une personne »

C.P avec AFP
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Illustration d'une vidéo porno en streaming.
Illustration d'une vidéo porno en streaming. — KROD/WPA/SIPA

Trois hommes ont été interpellés ce mardi dans l’enquête à Paris sur la plateforme de vidéos pornographiques « French Bukkake », ont indiqué ce jeudi des sources concordantes, confirmant une information de nos confrères du Parisien et du Monde. Ces trois hommes sont depuis en garde à vue du chef de « traite des êtres humains »,  « viol » et « diffusion d’images relatives à une atteinte à l’intégrité d’une personne », a précisé une source judiciaire.

Selon une source proche du dossier, il s’agit d’un acteur et de deux producteurs.

L’affaire des « French Bukkake »

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire début 2020, puis une information judiciaire le 17 octobre 2020 visant la plateforme « French Bukkake ». Depuis, une cinquantaine de victimes auraient été identifiées.

Au total, neuf personnes sont poursuivies dans ce dossier, dont les investigations ont été confiées à la section de recherches de la gendarmerie de Paris. Parmi elles figurent les producteurs surnommés « Pascal OP » et « Mat Hadix ».



« Pascal OP », en détention provisoire, est connu pour sa plateforme « French Bukkake », où « il produit ses contenus qu’il va vendre, mais il peut aussi bosser comme cadreur, rabatteur d’actrices, ou producteur pour d’autres plateformes », avait détaillé le journaliste Robin D’Angelo, auteur d’un livre-enquête sur son infiltration dans l’industrie du porno amateur.

Le site « Jacquie et Michel », incarnation en France du porno amateur, est aussi visé par une enquête depuis le 10 juillet 2020 pour « viols » et « proxénétisme ». Après les révélations sur les violences et pratiques imposées lors des tournages, de grands groupes français du secteur, comme « Jacquie et Michel » et Dorcel, avaient annoncé en novembre 2020 leur volonté d’adopter des chartes éthiques et déontologiques.