Un chef de la BAC jugé pour avoir tasé ses subordonnés

PROCES Pour s’être amusé à violenter deux collègues, un policier était jugé au tribunal de Créteil mardi

20Minutes avec AFP
Un commissariat de police, à Courbevoie (Hauts-de-Seine), le 5 février 2020.
Un commissariat de police, à Courbevoie (Hauts-de-Seine), le 5 février 2020. — C. Follain / 20 Minutes

C’était un « jeu » ou un moyen d’asseoir son autorité. Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) a comparu mardi, devant le  tribunal de Créteil. Il aurait à plusieurs reprises tasé et frappé deux collègues. Un « jeu » pour lequel il risque deux ans de prison et l’interdiction d’exercer son métier de policier. Les blessures ont été profondes. Les deux subordonnés blessés ont eu une incapacité de travail supérieure à huit jours.

C’est autour de janvier 2020, que ce « jeu viril » aurait eu lieu. « Le claquement, ça surprend, on était content. Ce n’est pas très malin mais c’est pratiqué », se défend cet ancien chef de la BAC de Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne). À la barre, son avocat lâche même : « On ne peut pas consentir à recevoir des coups et après aller pleurnicher. » Le conseil a demandé la relaxe de son client.

Le taser n’est normalement pas une arme létale mais il reste une arme, dont la dangerosité n’est pas à sous-estimer. En 2019,  un homme est même décédé après avoir reçu un tir.

La décision a été mise en délibéré, le 15 mars 2022.