Rennes : Quatre personnes jugées après la saisie de 1.500 cartouches de cigarettes

TRAFIC Le coup de filet avait eu lieu le 5 septembre sur un parking à Noyal-Châtillon-sur-Seiche

Jérôme Gicquel
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Des cigarettes (Illustration)
Des cigarettes (Illustration) — ROMAIN DOUCELIN

EDIT: Les quatre prévenus ont été condamnés à des peines allant d'un an avec sursis à trois ans ferme. Ils devront également s'acquitter d'une amende douanière de 422.000 euros. 

Ils seront quatre ce jeudi après-midi sur le banc des accusés. Quatre hommes originaires des pays de l’Est qui seront jugés pour un vaste trafic de cigarettes de contrebande. Le coup de filet avait eu lieu le 5 septembre sur un parking à Noyal-Châtillon-sur-Seiche, au sud de  Rennes​. En planque tout un week-end, une vingtaine de gendarmes, appuyés par un hélicoptère et quatre enquêteurs douaniers, avaient interpellé trois individus en flagrant délit  de contrebande de cigarettes.

Les mis en cause sont « deux hommes âgés d’une quarantaine d’années, issus de la communauté arménienne et résidant sur l’agglomération rennaise, commanditaires présumés, ainsi qu’un chauffeur routier polonais âgé d’une soixantaine d’années, chargé de la livraison de la marchandise au moyen d’un ensemble routier propriété d’une entreprise de transports polonaise », avait alors précisé Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes. En fouillant le fourgon venu au contact du camion, les gendarmes avaient mis la main sur près de 1.300 cartouches de cigarettes et une somme de 33.500 euros en espèces.

Ils encourent jusqu’à dix ans de prison

Le lendemain, une quatrième personne soupçonnée de tenir un point de revente au détail de cigarettes de contrebande à Cesson-Sévigné avait également été interpellée. Les perquisitions menées en différents points avaient permis de « retrouver plus de 5.000 euros en espèces et 200 autres cartouches présentées sous la même marque que celles découvertes dans le fourgon », avait souligné le procureur.

Après vérifications auprès du fabricant de cigarettes, en l’occurrence Philip Morris, il s’est avéré que « la totalité des cartouches découvertes étaient issues de contrefaçons ». Les quatre accusés encourent jusqu’à dix ans de prison.