Pyrénées-Orientales : Le maire du Barcarès en prison pour des violations de son contrôle judiciaire

ENQUETE L'élu avait été interpellé mardi dans la station balnéaire qu'il dirige

N.B. avec AFP
Le port du Barcarès (illustration)
Le port du Barcarès (illustration) — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Mis en examen pour extorsion en bande organisée, le maire du Barcarès​, Alain Ferrand (divers droite), a été placé en détention provisoire, vendredi, à Marseille.
  • L’élu avait été interpellé mardi dans la station balnéaire qu’il dirige, « pour [des] violations multiples et répétées de son contrôle judiciaire ».

Mis en examen pour extorsion en bande organisée, le maire du Barcarès​ (Pyrénées-Orientales) et vice-président de l’agglomération de  Perpignan, Alain Ferrand (divers droite), a été placé en détention provisoire, vendredi, aux Baumettes à  Marseille (Bouches-du-Rhône), après la révocation de son contrôle judiciaire.

L’élu avait été interpellé mardi dans la station balnéaire qu’il dirige, « pour [des] violations multiples et répétées de son contrôle judiciaire », et incarcéré à la prison de Perpignan, avait précisé à l’AFP Dominique Laurens, la procureure de Marseille. Transféré, depuis, à Marseille, pour être présenté au juge d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée en charge de son dossier, puis à un juge des libertés et de la détention, Alain Ferrand a été « placé sous mandat de dépôt et écroué, après révocation de son contrôle judiciaire », a précisé le parquet de Marseille vendredi soir à l’AFP.

Extorsion en bande organisée, concussion et complicité de destruction de preuves

Figure de la droite dans les Pyrénées-Orientales, Alain Ferrand avait été mis en examen en mai 2021 pour extorsion en bande organisée, concussion et complicité de destruction de preuves, commis sur la période 2015-2020. Il avait été placé sous contrôle judiciaire, assorti du paiement d’une caution et d’une interdiction de se rendre dans les Pyrénées-Orientales. Cette dernière mesure avait ensuite été assouplie, lui permettant de se rendre certains jours dans son département, dans sa commune et à Perpignan.

Après la première élection d’Alain Ferrand en 1995, le maire et son ex-compagne s’étaient succédé à la tête de la commune, au gré des inéligibilités de l’un et de l’autre. En 1999, l’élu avait été condamné à trois ans d’inéligibilité pour abus de biens sociaux. Il avait également été condamné par la suite pour prise illégale d’intérêts et fraude fiscale. Lors des municipales, en 2020, il avait été réélu haut la main, dès le premier tour.