Nîmes : Condamné à 30 ans de réclusion pour des viols sur une fillette jusqu'au parloir de la prison

PROCES L'ancien sapeur-pompier volontaire a avoué les faits au cours du procès

N.B. avec AFP
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La Cour d'assises de Nîmes
La Cour d'assises de Nîmes — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Un homme de 52 ans a été condamné jeudi à 30 ans de réclusion criminelle par les assises du Gard pour d’innombrables viols commis sur la fille de sa compagne.
  • Cette dernière était poursuivie pour l’avoir laissé dormir avec sa fille, puis pour l’avoir emmenée en visite à la prison où son compagnon était incarcéré.
  • L’homme a reconnu les faits, lors de son procès, aux assises du Gard.

Un homme de 52 ans, ancien pompier volontaire, a été condamné jeudi à trente ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Gard, pour d’innombrables viols commis sur la fille de sa compagne, jusqu'au parloir de la prison, où il était détenu. La mère de la fillette a été reconnue coupable de complicité, et condamnée à 15 ans de réclusion.

Juste après avoir rencontré cet homme, elle était poursuivie pour l’avoir laissé dormir dans le lit de sa fille, âgée de 7 ans au début des faits, en 2011. Mais aussi pour l’avoir emmenée plus d’une centaine de fois en visite à la prison où son compagnon était incarcéré, à partir de juin 2013. Il avait été condamné à vingt ans de prison pour des viols sur plusieurs autres fillettes. C’est là que l’homme lui a fait subir d’autres viols, ainsi que de nombreuses agressions sexuelles, jusqu’à une dernière visite, en janvier 2016.

Il a reconnu les faits

Alors qu’il avait toujours réfuté, au cours de l’instruction de cette affaire, le terme de « pédophile », le principal accusé a reconnu les faits lors des audiences, finissant par admettre qu’il était effectivement attiré par les enfants.

En détention depuis 2013, et définitivement condamné à vingt ans de prison en 2015 pour des viols sur d’autres jeunes filles mineures, l’ex-sapeur-pompier volontaire et ancien boxeur verra cette ancienne peine et celle de 30 ans prononcée jeudi confondues. Les deux condamnés ont dix jours pour faire appel de leurs condamnations.

Dans son réquisitoire, l’avocat général a aussi relevé toutes les carences, défaillances, hésitations, de l’administration pénitentiaire à la justice et aux services de l’assistance éducative, ont « laissé cette enfant seule face au monde » et à son « prédateur ».