Meurtre de Vanesa Campos : Jusqu’à vingt ans de réclusion requis contre les principaux accusés

PROCES Vanesa Campos, prostituée péruvienne de 36 ans, avait été tuée dans la nuit du 16 au 17 août 2018 dans le bois de Boulogne, en Ile-de-France

20 Minutes avec AFP
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Vanesa Campos, une travailleuse du sexe de 36 ans d'origine péruvienne, a été tuée par plusieurs hommes dans la nuit du 16 au 17 août 2018 au Bois de Boulogne.
Vanesa Campos, une travailleuse du sexe de 36 ans d'origine péruvienne, a été tuée par plusieurs hommes dans la nuit du 16 au 17 août 2018 au Bois de Boulogne. — Lionel BONAVENTURE / AFP

Des peines de quinze et vingt ans de réclusion criminelle ont été requises, ce jeudi à Paris, à l’encontre des deux principaux accusés  du meurtre au bois de Boulogne en 2018 de Vanesa Campos, travailleuse du sexe transgenre sans-papiers.

L’avocat général Olivier Auféril a demandé la plus lourde peine, vingt ans de réclusion criminelle, pour Mahmoud Kadri, 24 ans, qui a été désigné par l’ensemble de ses coaccusés comme celui ayant tiré sur Vanesa Campos, dans la nuit du 16 au 17 août 2018.

Vers une interdiction de territoire ?

A l’encontre de Karim Ibrahim, 29 ans, également renvoyé devant la cour d’assises de Paris pour « meurtre en bande organisée », le représentant de l’accusation a sollicité une requalification en « complicité de meurtre » et une peine de quinze ans de réclusion.

L’avocat général a par ailleurs requis des peines de cinq ans d’emprisonnement, dont l’une assortie du sursis, contre six autres hommes de 23 à 34 ans jugés à leurs côtés, pour leur participation à l’expédition punitive ayant conduit au meurtre ou pour avoir volé l’arme du crime. L’accusation a demandé que ces peines de prison soient assorties pour les huit accusés d’origine égyptienne d’une interdiction de port d’arme, ainsi que d’une interdiction, d’une durée de dix ans ou définitive, du territoire français.

« Climat de terreur »

Vanesa Campos, prostituée péruvienne de 36 ans, avait été tuée près de son lieu de travail, dans l’un des endroits les plus reculés du bois de Boulogne, dénué d’éclairage public. L’enquête s’était rapidement concentrée sur une bande de voleurs égyptiens, qui sévissait depuis plusieurs années dans le bois et avait instauré un « climat de terreur », contraignant les travailleuses du sexe transgenre sud-américaines à engager des « protecteurs ».

Le soir des faits, au moins une dizaine de jeunes Egyptiens s’étaient retrouvés au bois de Boulogne, pour « reprendre la maîtrise du territoire », selon l’avocat général. Ils s’étaient armés de bombes lacrymogènes, de couteaux, de branches arrachées aux arbres, ainsi que d’un pistolet dérobé une semaine plus tôt dans la voiture d’un policier alors que ce dernier se trouvait avec une prostituée. Le verdict est attendu samedi.