Douai : La police des polices saisie après le féminicide d'Aurélie Langevin

ENQUÊTE La famille d’une femme morte sous les coups de son compagnon avait demandé au ministre de l’Intérieur d’enquêter sur d’éventuels manquements de la police qui auraient conduit au drame

20 Minutes avec AFP
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Le logo de l'IGPN (illustration).
Le logo de l'IGPN (illustration). — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Gérald Darmanin a annoncé, mardi, avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) concernant la mort d’Aurélie Langevin. La jeune  femme de 33 ans avait succombé sous les coups de son compagnon, en mai dernier, à Douai,  dans le Nord. « S’il y a eu des manquements de la police nationale, il y aura des sanctions », a affirmé sur France Inter le ministre de l’Intérieur. Ce dernier a reçu un courrier de la famille de la jeune femme lui demandant une enquête sur d’éventuels dysfonctionnements de la police.

Gérald Darmanin a ajouté que son collègue de la Justice Eric Dupond-Moretti avait reçu également un courrier de la famille. « J’imagine qu’il fera le même travail », saisir la mission d’inspection de la justice, l’équivalent de l’IGPN, a déclaré le ministre de l’Intérieur. « Car évidemment la question de la poursuite de policiers ou de gendarmes est pénale et (demande) un travail de communauté entre l’Intérieur et la justice ».

Aurélie Langevin avait déposé plainte pour des menaces de mort

Aurélie Langevin, mère d’une adolescente de 14 ans, avait été retrouvée morte, couverte d’ecchymoses, au domicile douaisien de son concubin Karim, condamné à de nombreuses reprises, notamment pour vols, menaces et violences.

Peu avant, la victime avait déposé plainte contre lui pour des menaces de mort mais cette plainte, selon sa famille, n’avait pas été transmise au parquet. La famille réclame une mission d’inspection semblable à celle qui avait été diligentée dans le cas du féminicide de Mérignac (Gironde), en mai dernier.