Affaire Otom : L’Azuréenne retrouvée morte aux Seychelles n’était « ni dépressive ni suicidaire », affirme sa famille

REACTION Emmanuelle Badibanga, 32 ans, était partie dans cet archipel de l'océan Indien avec Thomas Debatisse, qui doit y être jugé pour meurtre à partir du 3 février

F.B.
— 
Emmanuelle Badibanga est décédée aux Seychelles. Son compagnon Thomas Debatisse doit être jugé pour meurtre à partir du 3 février. La thèse du suicide est également évoquée. Ce que conteste la famille de la victime (Illustration)
Emmanuelle Badibanga est décédée aux Seychelles. Son compagnon Thomas Debatisse doit être jugé pour meurtre à partir du 3 février. La thèse du suicide est également évoquée. Ce que conteste la famille de la victime (Illustration) — Valery Sharifulin/TASS/Sipa USA/SIPA
  • La famille d’Emmanuelle Badibanga, Azuréenne de 32 ans retrouvée morte aux Seychelles et dont le compagnon va être jugé pour meurtre, explique dans une interview qu’elle « n’était pas une femme dépressive ni suicidaire ».
  • Elle a ainsi décidé de prendre la parole à cause de la « colère de voir tous ces articles » qui disent l’inverse.

Ils voulaient réagir à des « propos erronés » pour « que la réalité soit comprise sans mauvaise interprétation ». La famille d’Emmanuelle Badibanga, Azuréenne de 32 ans retrouvée morte aux Seychelles et dont le compagnon   Thomas Debatisse alias « Otom » va être jugé pour meurtre, explique dans une interview à Nice-Matin qu’elle « n’était pas une femme dépressive ni suicidaire ».

Sa mère indique ainsi avoir décidé de prendre la parole à cause de la « colère de voir tous ces articles » qui disent l’inverse. Des sources proches de l’enquête menée en France, où les expertises contredisent celles organisées dans l’océan Indien et penchent pour la thèse du suicide, déclaraient notamment à 20 Minutes que la victime « était [selon des témoignages] a priori plutôt dépressive ». Mais « sa personnalité était pleine de joie, elle était dynamique », rectifie Françoise, décidée à ne « pas laisser ainsi ternir [l’]image » de sa fille.

Ils évoquent une dispute « avérée »

Une seule chose « a pu lui saper le moral à un moment donné », ajoute également, toujours dans Nice-Matin, une cousine d’Emmanuelle Badibanga, et c’est « l’arrivée en 2020 de la pandémie qui a touché la salle qu’elle avait reprise dans l’événementiel » à  Nice. « Mais elle avait dépassé ce stade, car elle avait pris la décision de s’en séparer depuis quelques semaines déjà », indique-t-elle.

Cette autre membre de la famille assure aussi qu’une dispute dans le couple quelques jours avant le drame est « avérée ». « Ça n’a pas été tout beau tout rose là-bas. Ni là-bas ni en général d’ailleurs, malgré les apparences. Mais il y a des questions auxquelles on ne peut pas répondre davantage. », dit-elle. Le procès qui doit s’ouvrir aux Seychelles la semaine prochaine le permettra peut-être.

En attendant, la justice française espère toujours pouvoir poursuivre l’enquête sur place. Mais, ce mardi encore, le procureur de la République de Nice confirmait à 20 Minutes n’avoir obtenu aucun retour sur la « demande d’entraide pénale internationale [qui a été] adressée [aux autorités locales] dès le 26 octobre 2021 ».