Lorient : Un avocat parisien condamné pour avoir percuté un piéton et pris la fuite

ACCIDENT Me Mathieu Davy, avocat de Jean-Luc Mélenchon, a été condamné à huit mois de prison avec sursis

J.G. avec AFP
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L'entrée du tribunal de grande instance de Lorient, dans le Morbihan.
L'entrée du tribunal de grande instance de Lorient, dans le Morbihan. — C. Allain / 20 Minutes
  • L’avocat Mathieu Davy a été condamné lundi par le tribunal de Lorient à huit mois de prison avec sursis.
  • En décembre 2019, il avait percuté un piéton sur un passage protégé avant de prendre la fuite.
  • L’avocat de Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il allait faire appel.

Il est connu pour être, entre autres, l’avocat de Jean-Luc Mélenchon. Jugé début janvier par le tribunal correctionnel de Lorient, Mathieu Davy a été condamné lundi à huit mois de prison avec sursis pour  avoir pris la fuite après avoir percuté et blessé un piéton sur un passage protégé en décembre 2019. Le tribunal a par ailleurs prononcé l’annulation de son permis de conduire avec interdiction de le repasser avant six mois, et lui a ordonné de verser 1.600 euros de dommages et intérêts à la victime.

À la sortie de l’audience, Me Davy a annoncé son intention de faire appel. Au volant de son SUV, l'avocat de 43 ans avait percuté un capitaine de la marine marchande de 53 ans au soir à Plouhinec  dans le Morbihan. Victime d’un traumatisme crânien facial, le piéton souffre d’une altération de ses capacités cognitives.

Déjà quatre condamnations pour infractions routières

Lors de l’audience du 3 janvier, Mathieu Davy avait admis avoir « sous-estimé la violence du choc ». « J’aurais dû m’arrêter », avait-il déclaré à la barre. « S’il y a choc, la seule chose à faire pour tout citoyen, et encore plus pour un professionnel du droit, c’est de s’arrêter », avait insisté le procureur adjoint de la République. L’avocat, à qui il ne restait qu’un point sur le permis de conduire le jour de l’accident, comptait déjà quatre condamnations liées à des infractions routières, dont une, en 2003, assortie d’un délit de fuite. « Cela interroge sur votre rapport à la conduite et à la loi », avait relevé la présidente du tribunal. « Oui, cela m’accable », avait reconnu le prévenu.

L’avocat lorientais du prévenu avait plaidé la relaxe pour les blessures occasionnées. Sur la foi d’une expertise psychiatrique, il avait invoqué l’altération du discernement de son confrère pour justifier le délit de fuite. « Il avait fui parce qu’il avait senti un danger immédiat. Il était rentré chez lui pour se mettre sous protection », avait-il plaidé.