Agression d'un député à Saint-Pierre-et-Miquelon : Une femme et deux hommes mis en examen

ANTI PASS La gendarmerie poursuit ses investigations pour retrouver d'autres auteurs

D.Bd avec AFP
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Le député Stéphane Claireaux, ici en 2017.
Le député Stéphane Claireaux, ici en 2017. — Chantal BRIAND / AFP

Ils sont accusés d’avoir participé à l’agression du député LREM Stéphane Claireaux le 9 janvier dernier, devant son domicile à Saint-Pierre-et-Miquelon. Deux hommes et une femme qui participaient à une manifestation contre le pass sanitaire ont été interpellées jeudi et mises en examen le lendemain, a annoncé samedi la gendarmerie nationale.

Agissant dans le cadre d’une enquête en flagrance à la demande de la procureure de la République de Saint-Pierre-et-Miquelon, les enquêteurs de la brigade des recherches de Saint-Pierre ont procédé à l’exploitation d’une « dizaine de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ainsi qu’à l’audition d’une trentaine de témoins identifiés », a expliqué la gendarmerie dans un communiqué.

Il évite de peu un galet

Le 9 janvier, le député attendait les manifestants devant son domicile « pour discuter avec eux », comme il l’avait raconté sur France Info quand plusieurs personnes lui ont lancé du goémon (ensemble d’algues) et divers projectiles.

« Cela ressemblait à une lapidation », avait estimé l’élu assurant avoir évité « à cinq centimètres près un galet passé près » de sa figure. La ministre de la Mer Annick Girardin avait dénoncé « une attaque » et le député avait déposé plainte.

400 plaintes déposées depuis cet été

Depuis juillet, 534 faits de « menaces graves » contre les élus liés directement à la gestion les mesures sanitaires contre le Covid-19 ont été recensés et plus de 400 plaintes déposées, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

L’un des deux hommes interpellés a été identifié comme étant celui qui avait arraché le masque du député. L’autre homme et la femme l’ont été comme auteurs des jets de goémon. Tous les trois se sont vus notifier vendredi une mise en examen assortie d’un contrôle judiciaire (interdiction de contact avec le député, interdiction de participer à une manifestation).

Les gendarmes poursuivent leurs investigations pour identifier d’autres auteurs.