Toulouse : Une enquête pour « tentative de meurtre » ouverte après l’agression du « cannibale des Pyrénées »

VIOLENTE AGRESSION Evadé de l’hôpital psychiatrique de Toulouse, Jérémy Rimbaud, un ancien militaire qui a tué en 2013 un homme de 90 ans puis mangé son cœur et sa langue, a agressé mercredi soir un septuagénaire avant d’être interpellé

B.C.
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Jérémy Rimbaud, un ancien militaire de 26 ans, lors de sa mise en examen.
Jérémy Rimbaud, un ancien militaire de 26 ans, lors de sa mise en examen. — Gaizka Iroz AFP
  • Mercredi soir, une dame de 70 ans a été violemment agressée dans le quartier toulousain des Chalets à coups de bâton.
  • L’homme interpellé n’est autre que Jérémy Rimbaud, auteur d’un meurtre et d’actes de cannibalisme en 2013, qui s’était échappé quelques heures plus tôt de l’hôpital psychiatrique.
  • Le procureur de la République de Toulouse a ouvert une enquête pour « tentative d’homicide » à son encontre.

Mercredi, une dame de 72 ans qui promenait son chien a été  violemment agressée par un homme muni d’un bâton dans le quartier des Chalets, à  Toulouse. Elle doit certainement la vie à un voisin qui a entendu ses cris et s’est interposé pour la secourir, en pointant son fusil non chargé sur l’homme qui la frappait au sol. Ce Bon Samaritain, a essayé de le désarmer, sans y parvenir, mais l’a empêché de commettre l’irréparable jusqu’à l’arrivée de la police.

Car vu les antécédents de l’agresseur, l’issue aurait pu être fatale. Ce dernier n’est autre que Jérémy Rimbaud, surnommé le  « cannibale des Pyrénées » après avoir tué en 2013 un homme de 90 ans et mangé son cœur et sa langue. Il s’était échappé quelques heures plus tôt de l’hôpital psychiatrique Gérard-Marchant.

« Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte par le parquet de Toulouse afin de poursuivre les investigations et de vérifier la responsabilité de l’auteur au moment de la commission des faits, par voie d’expertise psychiatrique », a indiqué ce vendredi le procureur de la République de Toulouse, Samuel Vuelta-Simon.

« Echappé à la vigilance du personnel »

Le représentant du parquet indique que l’ancien militaire, victime d’un syndrome stress post-traumatique après être allé en Afghanistan et sujet à un délire paranoïde, avait été mis en examen pour meurtre lors des faits commis dans les Hautes-Pyrénées, avant que la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Pau le déclare « totalement irresponsable par décision du 19 juillet 2016, en raison de son état mental ».

Il n’a donc jamais été jugé pour ses actes de cannibalisme. Hospitalisé depuis dans des établissements psychiatriques, l’homme de 34 ans se trouvait à Marchant sous le régime des « soins à la demande d’un représentant de l’Etat ». C’est là qu’il a « échappé à vigilance du personnel et quitté l’établissement, sans respecter les autorisations de sorties strictement prévues par son programme de soins », indique le parquet de Toulouse.

Le médecin qui l’a vu après son interpellation a estimé que « son état de santé mentale n’était pas compatible avec la garde-à-vue ». Il a donc réintégré l’hôpital. Sa victime, hospitalisée, a eu des fractures aux bras et des plaies à la tête. Elle sera entendue la semaine prochaine.