Ultradroite : Le chef présumé des Zouaves Paris condamné à un an de prison ferme pour l’attaque d’un bar antifasciste

CONDAMNATION Le militant a été interpellé après avoir participé à une manifestation contre le pass sanitaire, ce qui ne respectait pas son contrôle judiciaire

20 Minutes avec AFP
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Le leader présumé des Zouaves Paris a été condamné à un an de prison.
Le leader présumé des Zouaves Paris a été condamné à un an de prison. — MUNSCH FREDERIC/SIPA

Son nom est revenu plusieurs fois ces dernières semaines, en marge d’évènements violents liés à des meetings ou des manifestations d’extrême droite. Marc de Cacqueray-Valmenier, présenté comme le chef du groupuscule d’ultradroite dissous les Zouaves Paris, a été condamné à un an de prison ferme pour l’attaque du bar Saint-Sauveur, lieu emblématique de la mouvance antifasciste, dans le quartier de Ménilmontant à Paris le 4 juin 2020.

Lors de l’audience en novembre, il avait été présenté par l’accusation comme le « chef » de cette expédition menée à coups de battes de baseball et de gaz lacrymogène.

Contrôle judiciaire brisé

Dans l’attente du verdict, Marc de Cacqueray-Valmenier ne s’est pas vraiment fait discret. En décembre, il avait été mis en examen après les violences commises à l’encontre de militants de SOS Racisme lors d’un meeting du candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour à Villepinte. Cet épisode avait conduit à la  dissolution, le 5 janvier en Conseil des ministres, des Zouaves Paris, groupuscule d’ultradroite adepte d’actions éclair violentes façon « hooligans ».

Mais aussi au placement sous contrôle judiciaire de Marc de Cacqueray-Valmenier, contrôle qu’il a brisé en participant à la manifestation anti-pass sanitaire de Florian Philippot, en marge de laquelle des journalistes de l’AFP ont à leur tour été agressés. Le militant de 23 ans a alors été interpellé jeudi à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) puis incarcéré, juste avant donc le délibéré concernant l’attaque du bar Saint-Sauveur. Seul accusé présent, il a été placé sous bracelet électronique par le tribunal judiciaire de Paris.