Montpellier : Le fondateur du Refuge mis en examen pour viol et agression sexuelle

ENQUETE L'ancien président et l'ancien directeur de l'association contestent les faits

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Le Refuge (illustration)
Le Refuge (illustration) — DURAND FLORENCE/SIPA/SIPA
  • Le fondateur du Refuge et son ancien directeur ont été mis en examen.
  • Nicolas Noguier est poursuivi pour un fait de viol et un fait d’agression sexuelle. L’ancien directeur, Frédéric Gal, a été mis en examen pour harcèlement sexuel.
  • Tous les deux contestent les faits qui leur sont reprochés par la justice.

Le fondateur du Refuge, Nicolas Noguier, a été mis en examen pour un fait de viol et un fait d’agression sexuelle, a indiqué ce vendredi Fabrice Bélargent, le procureur de la République de  Montpellier (Hérault). Frédéric Gal, l’ancien directeur de cette association, qui vient en aide aux jeunes  homosexuels rejetés par leurs familles, a, lui, été mis en examen pour deux faits de harcèlement sexuel.

Ils ont aussi tous les deux été mis en examen pour travail dissimulé et harcèlement moral sur plusieurs salariés et bénévoles de la fondation, créée à Montpellier en 2003.

Placés sous contrôle judiciaire

Les deux hommes avaient été placés en garde à vue, mardi. Ils ont contesté « l’ensemble des faits à caractère sexuel qui leur sont reprochés et ont produit des éléments à l’appui de leurs déclarations, indique le procureur. Ils ont également contesté les faits de travail dissimulé et de harcèlement moral. » Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec notamment, l’interdiction d’entrer en contact avec les plaignants et d’exercer une activité en contact avec des mineurs ou des personnes vulnérables.

En février 2021, le parquet avait reçu des plaintes et signalements concernant des infractions pénales qui auraient été commises au Refuge, à Montpellier ou dans d’autres antennes de la fondation. Des soupçons de violences sexuelles avaient notamment conduit le parquet à ouvrir une enquête, en mars. Les policiers ont, depuis, procédé « à de très nombreuses auditions et investigations, indique le procureur. Concernant les faits de nature sexuelle, un certain nombre de personnes n’a pas confirmé les faits énumérés dans les écrits initiaux. A contrario, cinq personnes ont confirmé aux enquêteurs avoir été victimes d’infractions à caractère sexuel de la part des deux dirigeants. »