Affaire des « primes en liquide » : Claude Guéant fixé le 7 février sur sa demande de remise en liberté

DECISION Claude Guéant, qui a « totalement réglé » sa dette, a déposé une demande de remise en liberté en raison de sa « situation de santé », a affirmé son avocat

20 Minutes avec AFP
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Claude Guéant, ancien ministre de l'Intérieur.
Claude Guéant, ancien ministre de l'Intérieur. — IBO/SIPA

La décision sur la demande de remise en liberté de l’ancien ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, condamné dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur, a été  mise en délibéré au 7 février, a annoncé une source proche du dossier ce mercredi. Une information confirmée par le parquet de Paris.

Claude Guéant, 77 ans, avait été incarcéré le 13 décembre à la prison de la Santé, la justice ayant estimé qu’il ne réglait pas dans les temps les sommes qu’il avait été condamné à payer.

Sa dette « totalement payée »

Quelques jours après son incarcération, l’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy avait fait une demande d’aménagement de peine visant sa libération en décembre. Cette demande a été examinée mercredi matin par une juge d’application des peines. L’ancien grand commis de l’Etat a « totalement payé » sa dette « depuis un mois » via des prêts consentis par ses proches et sa « situation de santé (ne) peut que se dégrader, au regard de la triple pathologie » dont il souffre, avait expliqué vendredi son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi. Mercredi, le parquet a émis un avis favorable aux demandes formulées, a-t-il précisé.

L’ancien « cardinal » avait été condamné le 23 janvier 2017 en appel à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire et 75.000 euros d’amende, une peine devenue définitive avec le rejet de son pourvoi en cassation en 2019. Il avait aussi été condamné à payer, solidairement avec quatre autres prévenus, 210.000 euros en dommages et intérêts à l’État. Jusqu’en décembre, il purgeait cette peine sous le régime de la liberté conditionnelle.

La décision dans l’affaire des sondages connue vendredi

Début novembre cependant, la cour d’appel de Paris a révoqué une partie de son sursis (3 mois) et de sa liberté conditionnelle (6 mois), estimant que Claude Guéant ne réalisait pas les versements nécessaires pour payer l’amende et les dommages et intérêts.

Claude Guéant connaîtra en outre vendredi la décision du tribunal correctionnel de Paris dans une autre affaire, celle dite des sondages de l’Elysée. Lors du procès en octobre et novembre, le parquet national financier a requis à son encontre un an d’emprisonnement ferme, ainsi que 10.000 euros d’amende, pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence.